En Sarthe des Chrétiens en Marche, des liens avec la CCBF

Archives de la catégorie ‘Vie des groupes’

Les comptes-rendus du parcours Spong

Pour tous ceux qui n’ont pas pu participer à ce parcours, voici les comptes-rendus des soirées passées :

20 septembre 2017

18 octobre 2017

15 novembre 2017

13 décembre 2017

17 janvier 2018

7 février 2018

21 mars 2018

18 avril 2018

Intervention de Gérard Billon pour la séance conclusive

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Nos publications

Depuis notre création en 2012, nous avons publié divers articles avec des témoignages, des comptes-rendus, des suggestions, des positions, émanant des adhérents, des sympathisants de notre groupe, de notre région ou de la Conférence des Baptisé(e)s Francophones.

Voici, rassemblés sur cette page, les publications de la plus récente à la plus ancienne.

BONNE LECTURE !

bulletin15 La vie l’avis des groupes

CCBF bulletin 14 -2018

Les comptes-rendus du parcours Spong

CCBF bulletin 13 – 2018

CCBF bulletin 12 – 2017

CCBF bulletin11

CCBF bulletin 10

CCBF bulletin 9 – 2016

CCBF bulletin 8

CCBF bulletin 7

CCBF bulletin 6

CCBF bulletin 5 – 2015

CCBF bulletin 4

CCBF bulletin 3

CCBF bulletin 2

Cahier de bien-veillance 16

Cahier de bien-veillance 15

Newsletter 9 – 2014

CCBF bulletin 1

Newsletter 8

Newsletter 7

Newsletter 6

Cahier de bien-veillance 14

Newsletter 5b 2013

Newsletter 4

Newsletter 3

Newsletter 2

Newsletter 1 03 06 12

 

L’école de la Parole

Les chrétiens, femmes et hommes, n’ont pas souvent l’occasion de commenter un évangile dans l’assemblée liturgique, ni non plus de confesser leur foi dans un lieu public, un colloque ou sur les ondes. À la synagogue et chez les protestants, particulièrement chez les évangélistes, des laïcs exercent ce service. Dans l’Eglise catholique on ne le pratique que rarement, l’initiative est neuve, mais pourtant urgente. Annoncer ce qui pour nous est la Parole de Dieu de façon qu’elle touche chacun, qu’elle soit comprise et reçue, est devenu une nécessité alors que de nombreuses assemblées paroissiales disparaissent. Dans les circonstances présentes, si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L’expérience a été tentée avec succès à Bruxelles […] et dans l’Orne […]. Cela se pratique aussi chaque dimanche depuis trente ans au centre Saint-­‐Merry à Paris. Nous proposons de l’étendre à la Conférence des baptisé-­‐e-­‐s. Faisant référence à ces expériences positives, nous avons le désir de les multiplier en un moment qui nous paraît favorable. Et aussi de retirer les appréhensions de ceux qui pensent trop vite : « Je ne suis pas capable de porter la parole » ou sont embarrassés à ce propos.

En Sarthe de septembre à décembre 2014, cinq d’entre nous accompagnés par Jean Claude Eslin ont suivi cette formation.

En suivant ce lien vous lirez les différentes productions

Lecture du livre de Pagola, Jésus – Approche historique

Lecture du livre de Pagola, Jésus – Approche historique.

1° séance – mercredi 24 septembre 2014 – Centre de l’Étoile – 20h

Voir le courrier de présentation

 

Soirée « retour » sur la conférence de Jacques Musset

 

 

Soirée « retour » sur la conférence de Jacques Musset.

Lundi 24 mars 2014 – 22 participants.

1 – Tour d’horizon sur les différentes réactions à propos de cette conférence (rapportées de ce qui avait été entendu autour de nous)

– En « négatif » :

Difficultés à suivre (sur le plan technique) JM qui ne parle pas comme un conférencier, mais sur le ton de la confidence et pas toujours dans le micro.

Déception de certaines personnes qui pensaient entendre une parole « officielle » de l’Eglise et ont été surpris par le contenu dérangeant.

Chemin très personnel et ressenti quelquefois comme dogmatique.

Parmi les phrases qui ont choqué :

« Dieu » est un mot… mais que veut-il dire ?

« Je suis le chemin, la vérité et la vie » Jésus n’a pas pu dire cela.

….

– La plupart des réactions ont été plutôt positives, même s’il y a désaccord sur certains points, avec le mérite de susciter la réflexion et le « débat ».

 

2 – Echanges en petits groupes de 5 ou 6 sur nos propres réactions sur :

« Ce qui m’interroge, me conforte , me rejoint, m’encourage... »

Quelques remontées des groupes :

2.1 – Démarche bien ressentie, avec des questions à prolonger, pas forcément ressenties comme déstabilisantes, mais comme bonnes à poser et à prolonger :

Au fond : qui est Dieu ? « Existe » t-il ?

Travailler la réinterprétation : par exemple la résurrection

Héritage reçu : qu’est-ce qu’on en fait?

Je n’ai pas trop perçu la dimension communautaire

Au bout du compte : en qui et en quoi croire ? Quel est le roc sur lequel m’appuyer ?

« Intelligence critique », un peu réducteur, car il y a l’art, la poésie, la sensibilité, la mystique…

La fidélité… à qui, à quoi ? Un but ou un moyen ?

2.2 – Vertige de la remise en cause, c’est plus confortable de ne pas se poser de questions !

Prise de conscience du « fatras » auquel on a cru : rajouts, merveilleux, des données à croire comme historique (colombe du baptême)…

Contraste entre le langage sémitique et grec : simplicité de la Cène (signe de mémoire et d’unité) et la notion (grecque) de « transsubstantiation », par exemple…

Culte marial : dogmes figés par le magistère depuis des siècles, jugés excessifs.

Se sentir vrai surtout, croire en conscience, même si pas mystique.

Comment continuer à « bien »vivre dans lEglise : s’appuyer sur la parole de Jésus.

2.3 – Accepter de se poser des questions jusqu’à tout remettre en cause. Pourquoi se mettre des barrières ?

Remise en cause vitale, mais sur une base sûre : être chrétien (c’est la pierre précieuse).

Dans l’histoire judéo-chrétienne : pourquoi un message si libérateur est-il devenu si contraignant ?

2.4 – Très déplacé par rapport à ce que je croyais, sans jusque là me poser de questions.

Je me sens autorisé à penser et à réfléchir par moi-même.

Prise de conscience du décalage énorme entre le langage de l’Eglise et celui de la société d’aujourd’hui.

Je ne referais plus la catéchèse comme je l’ai faite.

Espérance que l’Esprit-Saint agira et sera entendu dans l’Eglise.

Comment faire communauté pour célébrer ?

Crainte des retours en arrière dans les liturgies.

Comment la parole du pape François peut-elle être entendue ?

 

Dans une note écrite par une participante de samedi matin, qui a lu ses livres et partage beaucoup de ce que JM a écrit : déception de n’avoir pas pu dialoguer vraiment et d’avoir perçu un certain«  dogmatisme et une difficulté d’accepter d’autres points de vue que les siens. « l’Eglise est plurielle » dit-elle.

 

Conclusion – L’essentiel de cette soirée étant la parole libre et l’écoute de chacun dans les petits groupes. Ce qui a été, dans la perception de la fin de réunion, vitalisant et libérateur. Avec le souhait exprimé par certains de revivre ce genre de soirée.

 

NB. Une précision complémentaire (entendue mardi), au sujet de notre partenaire CVX : suite aux remontées très négatives de certains membres, les responsables ont pris conscience qu’ils n’avaient pas été assez vigilants sur la proposition de faire venir JM qu’ils ne connaissaient pas, d’avoir mobilisé la communauté et fait de la pub comme ils l’ont fait. Ils ont donc été amenés à s’en excuser auprès de leurs membres .

Ceci dit, seul le « partenariat » est mis en cause, et ils acceptent toujours de faire suivre une information éventuelle.

 

Christiane Robert

pour CeM 72

 

Lettre de l’Equipe N.D. Sablé/4 du Secteur Laval–Sablé

LETTRE de l’Equipe N.D. Sablé/ 4 du Secteur Laval –Sablé

A Monseigneur  Thierry Scherrer, Evêque de Laval :

Cher Père Evêque,

Notre équipe N.D. a été fondée en 1968. Un hasard pastoral l’a rattachée au secteur de Laval.

La persistance de liens amicaux a maintenu ce statu quo. C’est à ce titre que nous nous exprimons auprès de vous, au sujet du Questionnaire soumis aux Eglises particulières en vue du  Synode Extraordinaire sur la Famille.

Notre âge moyen va de 93 à 70 ans. Nous sommes chargés d’enfants (19), petits enfants & arrières petits enfants.

Répondre au questionnaire points par points nous parait superflu, en remarquant toutefois qu’il est en lui-même très inductif vis-à-vis des réponses attendues.

Nous nous permettons seulement quelques réflexions sur les thèmes principaux, en tant que vieux équipiers.

Le choix du thème de la Famille est excellent si le propos est audible pour les jeunes générations, s’il prend en compte le monde tel qu’il est avec simplicité, délicatesse et réalisme.

Un monde où le progrès médical, l’allongement de l’espérance de vie, la démographie ont changé la donne.

La famille reste le lieu privilégié des apprentissages, de l’éducation, de la vie en commun, de l’acceptation des différences, de l’exercice de la liberté et de l’initiation à la foi.

Elle est un atout pour la Société en raison des solidarités familiales et dans la mesure où elle favorise gratuitement,  affectivement la maturation humaine et spirituelle des enfants.

Mais elle est faite pour être quittée ! Le Christ est clair à cet égard.

Sur la diffusion des Ecritures & des textes du Magistère, nous avons accueilli avec joie Lumen Fidei ; notre équipe a de nouveau étudié, il y a trois ans, les grands textes du Concile Vatican II & tout particulièrement Lumen Gentium, Gaudium et Spes, Dei Verbum.

Nous savons cependant que pour la plupart de nos enfants ces textes sont lettre morte.

C’est un fait ! Sauf pour ceux qui ont opté pour la vie religieuse.

Mais toutefois, la plupart savent très bien que l’un des actes décisif du Concile a été de réintroduire la familiarité avec la Parole de Dieu au cœur de la vie des baptisés.

Par contre ils ne se sentent pas concernés par des textes comme Humanae Vitae et Familiaris Consortio, textes que certains parmi nous ont étudiés sans pouvoir en conscience y adhérer.

Les homélies du Dimanche y font rarement allusion.

Comme le langage de ces  textes est inaccessible à la plupart de nos contemporains, leur réaction est celle de l’indifférence. Son dogmatisme ne passe absolument pas.

Le malentendu sur le vocabulaire de la Loi Naturelle en est un exemple criant, car s’il était inaudible déjà pour notre génération, il l’est encore plus dans une société sécularisée, pluraliste et démocratique. Tout au moins en Europe, nous semble-t-il.

Faut-il la fonder sur l’hétérosexualité ? Il nous semble plutôt qu’elle a  sa source et son langage dans le Décalogue & la Loi d’Amour telle que les Béatitudes l’ont révélée.

A propos de la vie relationnelle et intime des couples, nous rappelons qu’une enquête a jadis été publiée sur ce sujet  par les E.N.D. Son sort semble avoir été malheureux….

Il faut leur laisser  les choix d’une parentalité responsable et épanouissante. L’Eglise devrait savoir s’exprimer avec respect et délicatesse sur ce terrain.

Il serait temps d’appeler un chat un chat : se connaître bibliquement ne peut être taxé de concubinage ad expérimentum, alors qu’il peut être vécu comme préalable à un engagement à vie !

Notre génération globalement n’a pas connu le fait de société qui voit se réduire le nombre des « fiancés » abstinents à une minorité.

Mais il ne faut pas être hypocrite : mettre « Pâques avant les Rameaux » a toujours existé et ne préjuge pas de l’avenir du couple.

L’Eglise devrait de la même manière se souvenir, lorsqu’elle parle de « situations irrégulières », de la façon dont le Seigneur s’adresse à la Samaritaine sans la questionner.

Notamment en ce qui concerne les situations de rupture du lien conjugal : La discipline qui interdit aux divorcés remariés de recevoir la communion eucharistique doit être révisée.

Se plaindre d’une désaffection du sacrement de réconciliation  est incohérent si l’on refuse en même temps son approche lors de ces dites situations.

L’un de nous, médecin, garde le souvenir scandalisé d’un refus de sacrements vis-à-vis de vieux « compagnons » proches de la mort  qui ne pouvaient vivre autrement que sous le même toit !

Nous savons d’expérience que les valeurs de : l’engagement dans la durée, et dans la vérité sont toujours présentes et honorées. Et que c’est peut être à cause de ce haut idéal du mariage que les séparations s’opèrent.

Le questionnaire a raison de s’enquérir sur les richesses  qui persistent : le CPM, le Scoutisme, que la plupart d’entre nous ont connu, restent des valeurs sûres, de même les aumôneries diverses du monde étudiant, les C.P.M. ; les Retraites, le passage à Taizé, le MEJ, Paray-le-Monial, Fondatio, Foccolari, Conseil Conjugal et bien entendu les END ! Le témoignage de l’Amour réciproque dans la longue durée : les noces d’or ou de diamant !

Le point de vue de l’annulation du lien conjugal est à considérer avec prudence en se souvenant des annulations désastreuses pastoralement des couples princiers.

Déclarer un couple « invalide » alors qu’il y a des enfants c’est annuler ceux-ci ; ce n’est pas une solution pour le grand nombre, il y aura toujours le risque qu’un des dissous s’estime floué  par l’institution ! La vision ancienne de l’incapacité devrait, seule, être à conserver.

La miséricorde est mal annoncée ; elle demande la prise en compte du niveau culturel et de celui des maturités. Il y a un énorme travail pastoral à faire.

La foi ne se transmet pas comme un bien temporel.

Sont susceptibles de transmission : le témoignage de la relation  dans l’Amour, le respect des personnes, la Charité en actes.

Enfin, au sujet du « mariage gay », il y a certes inappropriation avec l’emploi du terme mariage ; mais le Seigneur n’a pas abordé cette question. Les personnes homosexuelles sont des baptisés à part entière, dont la problématique est à respecter.

La P.M.A. n’a aucun sens par rapport à la  famille ; c’est une aberration.

Questionnaire préparatoire au synode sur la famille

Contribution au questionnaire préparatoire au synode sur la famille

 Lundi soir 6 janvier 2014, salle Pierre Perret au Mans, une grosse trentaine de personnes a répondu à l’invitation de Chrétiens en marche 72. Etait proposé, de 20h30 à 22h30, un temps de discussion autour du questionnaire préparatoire au synode sur la famille. Après de brèves présentations, l’assemblée s’est d’abord répartie en quatre carrefours (le mariage selon la loi naturelle, les situations matrimoniales difficiles, les unions de personnes de même sexe, l’ouverture des époux à la vie). Chaque carrefour a ensuite présenté à l’assemblée une synthèse des échanges. La soirée s’est conclue par le partage de la galette.

Rapport des différents carrefours :

  • 1.    Le mariage selon la loi naturelle.

 

  • Beaucoup ignorent tout de la notion et de sa signification.
  • Elle est héritée de la philosophie grecque ancienne qui pose que le comportement de l’ensemble des choses et des êtres est réglé par un principe englobant et supérieur de telle sorte qu’avoir une conduite transgressive par rapport à ce principe est contre-nature.
  • Il est absurde de se référer encore aujourd’hui à une telle conception des choses, même si dans le jugement des comportements, demeure la tendance à penser qu’est « naturel » quelque chose qui s’est « toujours fait comme cela » et qu’il est « difficile d’envisager les choses autrement ».
  • Ce qui compte aujourd’hui c’est le souci des personnes d’être reconnues comme des personnes et de construire les relations (par exemple : de couple) au sein desquelles pourra s’épanouir leur être de personnes. Il nous faut faire le deuil de la « loi naturelle » (par ailleurs « européocentrée ») et privilégier la construction par les personnes elles-mêmes de leurs relations.
  • Il faut que l’Eglise accepte de courir le risque que sa théologie soit « écornée » et aussi le pouvoir qu’elle cherche à maintenir par ce biais.
  • Le mariage n’est pas d’abord ce qui est réglé par une « loi naturelle » mais le sacrement que se donnent des personnes qui choisissent de « faire alliance».
  • Il faut relire Gn 1,27. Il n’est pas dit que Dieu a créé l’homme et la femme mais : « Dieu créa l’homme à son image, mâle et femelle il le créa ». C’est seulement ensuite que l’homme et la femme s’entre-reconnaissent mutuellement comme des personnes.

 2.    Situations matrimoniales difficiles.

  • Le groupe a évoqué trois types de situations : les relations « avant » le mariage, les personnes séparées, divorcées, divorcées-remariées, les couples «mixtes » (de religions différentes).
  • Concrètement, le vécu de ces situations diffère de la position officielle de l’Eglise. Se contenter d’énoncer « la loi » est difficile. Alors les personnes rencontrées « aménagent » le discours officiel et sont dans les faits bien plus accueillantes et ouvertes. Quand par exemple les convocations à la préparation au mariage sont adressées à deux personnes qui habitent manifestement à la même adresse, cela ne pose aucun problème.
  • Le décalage entre ce qui est dit et ce qui est fait montre qu’il est impossible de généraliser, le parcours de chacun est différent. Au lieu de penser en «blanc / noir », « le mariage ou rien », l’Eglise devrait s’ouvrir à la pluralité, proposer plusieurs chemins possibles. Pourquoi un accompagnement seulement pour le mariage ? Il a plusieurs manières d’être ensemble.
  • L’Église ne peut plus travailler seule, des équipes doivent être mises en place. Les bonnes volontés existent. Et ce qui existe devrait être plus visible pour que chacun sache vers qui se tourner !
  • Pour les personnes séparées, divorcées, divorcées-remariées, la position officielle de l’Église rajoute de la souffrance à la souffrance alors que l’Église devrait être la lumière au bout du chemin, celle qui invite à avancer malgré tout et à espérer…
  • La déclaration de « nullité » n’est pas la bonne solution.
  • Dans l’accompagnement des familles, des adolescents, plutôt que de rappeler la loi et le dogme, il faut que l’Eglise se « reconnecte » avec aujourd’hui.

 3.    Union des personnes de même sexe.

  • Plutôt que de la position du Magistère, on a envie de partir du vécu, des expériences concrètes dans les familles, le cercle des proches.
  • La confrontation à l’homosexualité peut être perturbante, mais il est souvent donné de voir que l’amour est fort et cela ouvre le cœur.
  • On n’est pas là pour juger mais pour recevoir. Et Dieu est amour : Dieu s’exprime aussi dans ces relations.
  • La différence de regard est grande entre les générations.
  • Dans les manifestations récentes autour du mariage gay, il y a eu un vif contraste entre des jeunes peu pratiquants mais animés de valeurs évangéliques et des jeunes très pratiquants mais violents dans leurs propos.
  • Il y a une réalité de l’accueil, y compris dans l’Eglise, mais cela se fait souvent entre deux portes, avec beaucoup de non-dit.
  • Inacceptable : le refus par un prêtre de donner la communion à une personne dont il connaissait la situation. Problématique : l’imposition à certains de se présenter à la communion en croisant les bras sur la poitrine.
  • Il faut partir de l’Evangile. L’amour est premier. Et la conscience des personnes est souveraine.

 4.    L’ouverture des époux à la vie. 

  • Jésus ne parle jamais de la famille comme lieu d’évangélisation.
  • A quel modèle de famille chrétienne se réfère-t-on ? « Catho », « avec beaucoup d’enfants » ? On semble ne pas se préoccuper de l’évolution des conditions de vie matérielles, professionnelles, sociales, affectives.
  • La famille n’est pas toujours un lieu d’épanouissement.
  • Humanæ vitæ a été écrite pour un couple idéal sans tenir compte des facteurs réels de la vie de couple. Par exemple, il n’y est jamais question du plaisir.
  • Il peut y avoir deux représentations de la création. Une représentation « fixiste » : un homme, une femme, des enfants. Une représentation selon laquelle l’homme est co-créateur : il y a de multiples manières de créer, de donner la vie. Le désir de donner la vie est présent en chaque personne et la fécondité ne se réduit pas à la dimension « biologique ».
  • A un couple, plutôt que de donner des lois, il serait plus important de demander : quel est votre projet de couple, de famille, etc. ?
  • Que l’Eglise nous considère comme des adultes, des personnes capables de déterminer elles-mêmes ce qui convient le mieux.
  • Pour la vie sexuelle l’Eglise énonce des règles et s’estime compétente, alors que dans sa doctrine sociale, elle se contente d’indications, de conseils et pense qu’elle n’est pas totalement compétente.
  • L’Eglise a peur de tout ce qui est nouveau.

Le Mans, le 9 janvier 2014

Pour CeM 72 : Gwennaëlle Destouesse, Yves Sallard