En Sarthe des Chrétiens en Marche, des liens avec la CCBF

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Quelques propos durant la marche

 Quelques propos glanés durant la marche de CeM 72

le 6 octobre dernier

 

1 – Autour de l’évangile du jour (la graine de moutarde et le serviteur quelconque) :

  • La demande d’augmenter la foi est à remettre dans le contexte : cela fait suite à la demande des apôtres « qui est le plus grand ? ».
  • Avoir la foi – il faut entendre : en la vie – : on est loin d’une vision comptable, marchande, comparative. Il s’agit d’absolue gratuité.
  • L’arbre planté au milieu de la mer : cette image renvoie à la création en Gn 1 (la séparation des eaux, l’assèchement de la terre et l’installation des végétaux), au Ps 1 (« Il est comme un arbre planté près du cours des eaux et jamais son feuillage ne sèche »), à la traversée de la Mer rouge et du Jourdain (= baptême) : espace ouvert, libéré pour que les hommes vivent pleinement leur vie, suivent autant que possible et librement leur propre chemin.
  • Serviteur « quelconque » : cela rend plus léger, tout ne dépend pas de moi, je suis aussi ce serviteur quelconque, ce n’est pas sur moi seul que repose la mission, c’est libérateur.

 

2 – Autour du baptême :

  • Etre baptisé ou non qu’est-ce que cela change ?
  • Nous sommes envoyés à la rencontre des autres, nous sommes missionnés.
  • La conscience que nous avons d’être enfants de Dieu est nourrissante. Par l’intermédiaire de l’Esprit Dieu nous nourrit.
  • Le Royaume de Dieu se vit déjà là où il y a amour, affection, partage, contribution au bien commun.
  • Jésus est venu pour que le Royaume soit connu.
  • La foi est le fait de tout le monde : le monde autour de nous est dans la présence de Dieu. Nous sommes au service de cette présence.
  • Je n’ai pas l’impression de faire ce que je fais au nom de mon baptême. Je le fais au nom de l’humanité : tout le monde est capable de belles choses.
  • Oui, mais ce qui est difficile autour de nous, qu’en faisons-nous ?
  • Le baptême fait entrer dans une communauté qui reconnaît que tout homme est enfant de Dieu. Dans mes relations aux autres je me sens frère de tous les hommes, tout particulièrement de ceux que je rencontre.
  • Il y a une certaine façon de parler du baptême qui est excluante. Sans parler du refus du baptême opposé à certains.
  • Eglise institution : c’est encore formidable de voir des gens demander le baptême, cela fait prendre conscience de la richesse de l’héritage qu’on nous a transmis.
  • Plutôt que de leur asséner des certitudes, les gens ont davantage besoin qu’on les rejoigne dans leur questionnement.

 

3 – Autour de l’appartenance à CeM72 et à la CCBF :

  • Je me suis demandé : comment sortir de la sacristie ? comment rendre ma foi plus vivante ? comment donner une image de la foi autre que celle de nos Eglises ?
  • Ce sont des moyens qui permettent de sortir du schéma classique : chrétien = messe du dimanche.
  • Le Pape en ce moment souffle sur la cendre pour attiser la braise et donner un autre visage à l’Eglise. Va-t-il adhérer à la CCBF ?
  • Il faut rester en lien avec le diocèse, ne pas se fermer, rester ouvert aux autres.
  • Ni partir, ni se taire… ni se terrer.
  • Ce n’est rien d’autre qu’un appel à la vie : espace de liberté, de créativité, de parole et de fraternité.
  • Etre une porte, un tremplin pour aider les gens à s’exprimer, à révéler leur richesse.

Veillée de prière avec les divorcés-remariés

Nous avons vécu une très belle veillée de prière, le 22 février dernier. Avec et pour des séparés, des divorcés, des divorcés-remariés.

Voici quelques textes qui nous ont permis de participer à ce moment fort de vie ecclésiale.

L’accueil par Camille

Méditation : l’hémorroïsse

Témoignage d’Angélina

Autre témoignage

Intentions de prière

Réunions Quo Vadis

COMPTE-RENDU de la réunion QUO VADIS du 07 septembre 2012

Heureux de nous retrouver, nous évoquons quelques souvenirs de vacances.

Prochaine réunion de CeM72 le 20 octobre 2012.
Le nouveau curé de LA SUZE accepte de prêter les locaux du presbytère à l’association CeM72 mais n’assistera pas aux réunions.
On constate une réticence de tous les prêtres de la Sarthe vis-à-vis de CeM72.

Lecture du texte de Monseigneur MARTINI… l’Eglise à 200 ans de retard… il faut que l’Eglise change.
Voilà déjà une quarantaine d’années que ce discours à été tenu et où en est-on aujourd’hui ?

Dominique nous a dit combien les mémoires de Hans KÜNG étaient intéressantes.
(Pour mémoire :
Ordonné prêtre en 1954, il devient professeur de théologie dans une université de Tübingen. Il a pour collège Joseph RATZINGER (futur pape Benoît XVI), avec qui il participe au concile Vatican II comme théologien expert.

Cette expérience le marquera profondément.

Il se fait remarquer dès le début de la décennie en publiant en 1971 «Infaillible ? Une interpellation» dans laquelle il remet en cause un certain nombre d’affirmations de la doctrine catholique consacrées par le concile Vatican II, durant lequel avait notamment été proclamé le dogme de l’infaillibilité du pape.

Il réagit aussi, par ce livre, à l’encyclique «Humanae Vitae» du pape Paul VI (1968), qui condamnait toute forme de contraception1.

C’est également à cette époque qu’il publie son monumental Être chrétien, qui est en quelque sorte un exposé raisonné de son système théologique. À la publication de cet ouvrage, la Conférence épiscopale allemande en critique vivement «la méthode de travail théologique, négligeant la tradition de foi de l’Église, et l’utilisation de passage des Saintes Écritures choisis de façon très arbitraire, ce qui conduit à un appauvrissement du contenu de la foi.». Les évêques allemands reprochent notamment à Küng de réduire le Christ à un simple représentant de Dieu et de minimiser l’action de ce dernier.
En décembre 1979, suite à une longue controverse avec Rome et spécialement la Congrégation pour la doctrine de la foi, il se voit retirer sa missio canonica (reconnaissance officielle de l’Eglise catholique romaine qu’un professeur est habilité à enseigner la théologie et à participer à la collation des grades universitaires catholiques). Il est maintenu à l’université Eberhard Karl de Tübingen comme professeur et directeur de l’institut des recherches œcuméniques.
Il cesse officiellement son enseignement en 1996.)

 

Nous évoquons le départ des prêtres PROUST et STEVENSON.

Discussion sur les divers problèmes de la communauté paroissiale.
Cela pourrait être une bonne idée d’organiser un « café-partage » s’inspirant de celui de St LIBOIRE pour conserver la communauté paroissiale.

Le père GREGOIRE, nouveau curé de la paroisse Sainte CROIX, se situerait quant à l’état d’esprit entre le père STEVENSON et le père PASCAL…

PLAN pour L’ANNEE 2012/2013 dans notre groupe :

Engagement de chacun :

  1. à lire avant chaque réunion les textes étudiés et
  2. à repérer les passages qui nous marquent chacun.

Ainsi ne sera discuté que ce qui nous interpelle dans les textes étudiés.
Cela devra permettre d’être plus rapide dans l’étude des « Actes des Apôtres » dont la fin est souhaitée pour fin décembre 2012.

Que fera-t-on ensuite ?
Propositions :
– Lire Vatican II.
– Préparer une célébration pour CeM72 en janvier – février pour le mois de mai ; cela permettrait de partager « la vie » de notre groupe de réflexion.
– Etudier l’évangile de St LUC.

Autres sujets abordés :
– Lire le livre de Christine PEDOTTI pour sa venue en octobre.
– « Croire quand même », livre de Joseph MOINGT.

Dans ce cadre, un groupe est formé au Centre de l’Etoile, animé par Marie-Noëlle FABRE (théologienne, qui participe à CeM72) à partir de début octobre.

–      Echange concernant Brigitte LANGÉ (est-ce la bonne orthographe ?). C’est un ancien médecin du travail, souffrant de problèmes de vue, très engagée dans la foi. Elle fait des interviews sur RCF, fait des formations et organise aussi des marches avec thèmes.
– Marie-Françoise HUET, fait des formations : thème = St JEAN, sensibilisation, enseignement.

PROCHAINES DATES de REUNIONS

Pour le 27 septembre, livre les chapitres 17, 18, 19 et 20 des « Actes des apôtres ».
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COMPTE-RENDU de la réunion QUO VADIS du 27 septembre 2012

Discussion animée autour de la lecture que chacun a fait des chapitres 17, 18, 19 et 20 des Actes des Apôtres.

« A l’époque de St Paul, les femmes sont très présentes dans la vie de « l’église » et St Paul les nomme « Dames de qualité » (à deux reprises) et de « la haute société » .
St Paul est un combattant impressionnant.
Peu de Juifs se font convertir par contre beaucoup de Grecs accueillent la Parole.
Il est à noter que – encore aujourd’hui – ce sont très souvent les gens extérieurs à la région dans laquelle on arrive qui font bon accueil et non pas les autochtones.

A l’époque, les Grecs ont une notion du corps « sale » ; donc que Jésus soit ressuscité « corps et âme » était pour eux difficilement envisageable et pourtant ils se laissent convaincre par « ce Dieu inconnu », celui que l’on n’a pas encore découvert ni reconnu (discours de l’aréopage) (17.22). Ils avaient la notion du religieux et s’interrogeaient sans cesse sur les écritures. Ils n’avaient alors à leur connaissance que la parole et le baptême de Jean (le Baptiste).
En regard, il est à noter la dureté des Juifs, enfermés dans leur sécurité, dans leurs jugements.
Il est vrai que les Juifs ont été accompagnés par ce Dieu d’une façon très forte ; durant cet accompagnement, il y avait des certitudes et en même temps il y avait le veau d’or (qui d’ailleurs, est toujours là actuellement) (19.26).
Du coup, St Paul préfère aller voir les païens ; il le leur dit carrément : »Je préfère aller voir les païens » (18.6).
Maintenant, lorsque les Juifs se convertissent, c’est la maison toute entière qui se convertie, il n’y a pas de demi-mesure.

En un siècle non seulement le christianisme est né mais il s’est étendu très vite.

Paul se fait raser la tête (18.18) = c’est une tradition juive.
En fait Paul essaie de ne pas choquer les Juifs pour montrer qu’il n’est pas contre eux. Donc, lorsque cela est possible, il s’adapte à leurs traditions.
La tête de St Paul rasée correspond aux vœux dit de Nasiréa (voir orthographe) = les cheveux sont rasés après avoir été gardés longs pendant un certain temps.

St Paul continue son enseignement mais il est profondément épaulé par Dieu qui vient l’encourager et le guider dans ses songes : « Sois sans crainte, continue à parler, ne reste pas muet » (18.9).
N’oublions pas que St Paul :
– est citoyen romain (donc ne se laisse pas enfermer en prison) ;
– qu’il travaillait . pour n’être à charge de personne et
. pour que la parole qu’il divulguait soit gratuite (20.33).

Certains Juifs essaient d’exorciser d’autres personnes au nom du Jésus de Paul mais cela ne marche pas avec eux (19.13).

Peut-on faire un parallèle entre cette époque et la période actuelle ?

La Parole du Seigneur est féconde partout où Paul passe, cela ne s’arrête jamais malgré l’adversité!
Il est intéressant de remarquer que, lorsqu’il y a une période de turbulences, il y a toujours ensuite des périodes d’apaisement, de réconfort, de résultat… En bref : pépin = tremplin ! Comme si on nous faisait la courte échelle pour aller de l’avant.

A noter et de façon récurrente dans ces textes : Paul prie toujours.
Et il nous rappelle : « veillez sur vous-même et sur tout le troupeau (20.28)… Il se mit à genoux et il pria avec eux tous » (20.36).

Paul tenait compte de ce que lui disaient ses disciples, ils les écoutaient.
Et nous, prenons-nous le temps de cela ? Le temps de voir et d’écouter « ce qui nous parle intérieurement » ?
Nous sommes noyés d’informations = cela empêche le « peuple royal » de s’intérioriser et d’avoir son propre jugement, ce qui évite alors que chacun puisse s’autonomiser.
Alors ==) apprendre à ne pas rentrer totalement dans l’information et prendre suffisamment de recul pour ne pas être noyé et détruit et faire silence. Ensuite la part des choses se fera tout simplement.

Il est très intéressant de voir comment Paul fait pour convaincre les Grecs (17.22).
Paul annonçait Jésus et la Résurrection « Nous sommes de sa race » (17.26).

Paul parle de Foi avec une grande sagesse et un grand savoir.

Ephèse :  il y a le village de Sel çuk (fondations de l’ancien temple d’Artémis).
Il est à noter que le tombeau de St Jean  a autrefois été un lieu de pèlerinage vénéré et qu’aujourd’hui on passe devant sa tombe, toute simple sans y prendre tellement garde.

« La voie de Jésus » : c’est ainsi que les nouveaux chrétiens nommaient la nouvelle parole ; dans les textes présents, on le retrouve souvent (ex : 19.9 et 19.23).

L’école de Thyrannos = les professeurs de rhétorique louaient et prêtaient leur salle à Paul quand elles étaient libres.

« Synagogue des Juifs » : pourquoi dire cela ?
Peut-être parce que les Juifs n’étaient pas dans leur pays et avaient leurs propres lieux comme aujourd’hui les mosquées en France pour les Musulmans ou les église spécifiques des Protestants… ?
Ou cela voulait-il dire que les non juifs n’y étaient pas accueillis ?


Prochaines réunions et prochaines lectures

– mercredi 17 octobre = lecture des chapitres 21 – 22 – 23 – 24

Rencontre avec l’association « Lumières d’Islam »

 

Compte rendu de la rencontre avec l’association « Lumières d’Islam »

 

A l’invitation de la commission « œcuménisme et interreligieux » de Chrétiens en Marche 72, nous sous sommes retrouvés le lundi 2 avril  une quinzaine de personnes pour échanger avec les représentants de « Lumières d’Islam ». Abdélatif Ammar, Président, Ahmed Belhaj, Secrétaire  et Adji Dramé membre et Présidente de l’association des Amis de la Paix.

Au cours de cette soirée, nos invités nous ont présenté leur nouvelle association, créée à l’initiative de jeunes musulmans manceaux, avec leurs projets. Ils nous ont remercié de les avoir invités afin de mieux nous connaître et ont exprimé leur souffrance face aux préjugés vis-à-vis de l’Islam ancrés dans la population française et souvent engendrés par l’ignorance.

« Lumières d’Islam » est porteuse d’un projet ambitieux de construction et d’animation d’un lieu avec un espace cultuel et un espace culturel, pour des citoyens français de confession musulmane. Ce projet murit depuis 2 ans et l’aboutissement est envisagé dans environ 10 ans. Ils sont partis d’un constat : rassembler les jeunes musulmans ainsi que les femmes, membres à part entière de l’association. C’est une réalité démographique, la communauté s’étoffe et dans 10 ans les mosquées actuelles ne suffiront plus. Il répond aussi à un besoin d’une pratique un peu différente de celle des anciens. Le lieu projeté doit répondre à des exigences clairement définies :

–       Le projet est rendu public et a fait l’objet d’une présentation aux autorités publiques et collectivités territoriales, aux confessions religieuses, au grand public

–       Il est respectueux de la laïcité à la française, dans ses structures, son financement.

–       Il se veut ouvert à tous les musulmans français de différentes origines migratoires  et  générations, aux non-musulmans dans l’espace culturel.

–       Pour le financement, les porteurs du projet ne veulent dépendre de personne et veulent financer eux-mêmes avec la communauté la réalisation.

L’association  accorde une grande importance à la dimension du dialogue interreligieux. Elle est membre à part entière de l’Association « Les Amis de la Paix » dont Adji assume actuellement la présidence. Les activités des Amis de la Paix ont été brièvement présentées et il a été noté qu’elle a été une des chevilles ouvrières  du Colloque sur « Le sens et l’urgence du dialogue interreligieux » qui s’est tenu à l’Abbaye de Fontevrault le dimanche 25 mars et qui a réuni prés de 300 personnes du grand Ouest  pour partager les expériences vécues sur le terrain.

Au cours de l’échange qui a suivi la présentation, nous avons évoqué différentes questions qui sont souvent sources d’incompréhension telles que la place des femmes, les tenants de la lecture « littéraliste » ou fondamentaliste du Coran, les influences étrangères, la formation et l’inculturation des imams. . . . Nos amis nous ont invités à faire la distinction entre ce qui relevait des différentes traditions à caractère  culturel en fonction des pays d’origine et ce qui relevait des fondements religieux.

Notre rencontre s’est terminée par le verre de l’amitié avec le désir exprimé par certains de se revoir.

Le dialogue interreligieux à l’abbaye de Fontevraud

Un beau moment  : article en pdf

Le dernier CR du groupe « lecture des Actes »

Réunion Quo Vadis

29 Mars 2012

 

Lecture du Chapitre 14

 

Evangélisation d’Iconium

Le texte décrit les relations entre Paul et Barnabé, les Juifs et les païens, c’est à dire les « non juifs » (= Les Grecs). On assiste à la scission entre les Juifs et les premiers Chrétiens.

Malgré le rejet qu’ils vivent, Paul et Barnabé continuent à annoncer « La Bonne Nouvelle » poussés par l’Esprit Saint.

 

Dans son livre « L’Eglise au  pied du Mur », Michel Remaud explique comment, à partir d’une fracture initiale, L’Eglise et la Synagogue se sont progressivement éloignées l’une de l’autre comme les deux blocs d’un même continent, chacun gardant la marque de l’origine commune. Il est possible de penser que l’explication du conflit soit à chercher dans la relation de la communauté naissante au monde païen. Le message chrétien rencontra un grand succès auprès de ces «craigant-Dieu » qui fréquentaient les communauté juives, et ils furent admis comme membres à part entière dans ce qui allait devenir l’Eglise.

A la destruction du temple de Jérusalem ce problème est devenu plus aigu. La communauté juive  a du alors reconstruire un judaïsme sans temple et elle le fit en combattant toutes les forces centrifuges. Les disciples de Jésus firent alors l’objet d’une mesure d’excommunication. L’Evangile de Jean y fait d’ailleurs allusion sous forme d’une prédiction « on vous excluera des synagogues » .

Guérison d’un impotent

Rencontre avec des peuples qui croient à la mythologie. Le message chrétien rencontre différentes traditions et appelle à les transformer. Paul et Barnabé explique que la Bonne nouvelle rend inutile le sacrifice d’animaux car Dieu n’est pas une idole.

 

De nombreux passages de la Bible racontent des sacrifices d’animaux. En Hébreu, il est important de nommer les animaux. Le sacrifice donnerait à voir la partie sombre de ceux qui le font. Le Dieu des Chrétiens ne veut pas de sacrifice mais le don de soi et nous appelle à la conversion.

 

La mythologie offrait un système d’explication de la création et de la vie. Les disciples viennent annoncer que le « Dieu vivant a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve ».

 

La guérison : les apôtres reproduisent les actes du Christ qui sauvent le corps et l’Esprit.

La phrase « voyant qu’il avait la Foi pour être sauvé ». Y a-t-il un idée de sélection ? Non, La guérison, la conversion sont possibles lorsque la personne est prête à accueillir cette guérison. Paul comme le Christ perçoit cette posture d’accueil et de foi par le regard (on imagine le regard plein d’amour du Christ capable de relever celui qui l’accueille).

 

Le sacrifice : Pâques c’est le sacrifice de l’agneau. Chez les Orthodoxes, le pain gardé pour la consécration est appelé l’Agneau.

 

Fin de la mission

« Les tribulations des disciples » sont autant d’épreuves que nous pouvons aussi rencontrer quand on cherche à s’approcher du royaume de Dieu.Les disciples savent de quoi ils parlent quand ils évoquent les difficultés par lesquelles il faut passer pour persévérer dans la foi.

 

Symbolique de la croix : On est libérés de la croix quand on peut lever les bras vers le Seigneur et élever le frère qui est plus bas que nous.

 

AU NOM DU PÈRE : CE QUI EST

ET DU FILS : CE QU’ON FAIT DE DIEU

ET DU SAINT ESPRIT : GRACE À QUI NOUS DEVENONS SAINT D’ESPRIT EN TRANSFORMANT CE QUI EST DANS CE QU’ON FAIT

D. Moui

 

 

 

Marche du 15 octobre 2011

CCB 72 – marche du 15 octobre 2011 dans les bois de l’Epau – retour des groupes

1. Quels hommes, quelles femmes l’Evangile nous invite-t-il à devenir ?

  • Chacun de nous est adulte et donc responsable et acteur au sein de l’Eglise, et non juste suiveur de ce qu’une hiérarchie décide. Mais tout seul, on ne peut pas grand chose.
    • Le mouvement CCBF permet  :

–      d’aller ensemble vers… : vers l’extérieur, vers les autres en général, en respectant la liberté de penser de chacun,

–      d’aider à tendre la main vers l’autre pour le soutenir sans faire à sa place. En particulier pour les jeunes dont certains sont en grande souffrance.

  • Il est important

–      de retrouver l’esprit de l’Evangile par le biais de la CCBF, de retrouver le sacerdoce des baptisés.

–      de devenir des hommes et des femmes d’écoute entre autre, auprès de personnes vivant des moments particuliers ou délicats (comme par exemple lors des baptêmes ou lors des sépultures) alors qu’ils ne sont pas forcément très croyants ou même sans qu’ils aient la foi.

–      d’aller vers l’autre sans le juger dans son positionnement.

  • Il est difficile de constater devoir lutter à l’intérieur même de l’Eglise : on se heurte à des pinailleries stériles ou à des détails sur des rites que l’on souhaite rétablir et qui donnent l’impression de retourner en arrière – sujet souvent soulevé par des jeunes gens –, qui épuisent les bonnes volontés et détournent les forces de l’essentiel, du fond dont on a tant besoin.
  • Les femmes et les hommes en l’Eglise se doivent d’être :

–      debout, adultes avec un véritable esprit d’ouverture,

–      en sachant faire le point pour mieux rebondir,

–      et en étant libres, libres intérieurement sans pour autant être militants.

  • L’Eglise peut être considérée sous deux sens différents :

–      la hiérarchie d’un côté et l’assemblée des fidèles de l’autre,

–      le peuple de Dieu dans lequel sont inclus les évêques et les prêtres. C’est ce deuxième sens qu’il est bon de faire vivre, parce qu’ avec Jésus-Christ : tout homme est une histoire sacrée.

  • « Aime ton prochain comme toi-même » : pour faire grandir le respect de soi-même, et donc mieux aller vers l’autre, mieux l’aimer, il est important que nous rencontrions des gens qui nous respectent nous (ex : Monseigneur Myriel, dans « Les Misérables » de Victor Hugo a su accueillir Jean Valjean sans le condamner ni le faire condamner ou l’Abbé Pierre qui a demandé à son premier compagnon, Georges Legay, de l’aider à aider les autres alors que celui-ci voulait se suicider ; ces deux attitudes ont été le point de départ d’une profonde conversion ; Jean Valjean et Georges Legay ont été accueillis, respectés, écoutés et ont pu choisir librement leur voie).
  • « Il y a beaucoup de demeures dans la maison du Père ».

2. De quel type de communautés avons-nous besoin aujourd’hui pour vivre l’Evangile ?

  • Un grand intérêt de la paroisse : on ne se choisit pas ! Sauf qu’avec les différents « regroupements » on est amené à le faire et à aller là où on est le mieux.
  • Nous avons besoin de communautés

–      variées, vivantes,

–      qui vivent des valeurs de l’Evangile (plus que des dogmes et du catéchisme), ouvertes aux autres (à tous mais pas à tout) et au monde…

–      où l’on puisse partager notre foi et ce qui nous fait vivre (et non réserver cela seulement pour l’intimité)

–      où on n’irait pas seulement « pour avoir sa messe ».

  • On pourrait se retrouver pour des actions ponctuelles, même sans paroles (exemple du mouvement de protestation silencieuse à Toulouse contre l’exclusion)
  • Quelqu’un qui prend la parole est quelqu’un qui s’engage, mais engage plus que lui : l’Eglise à laquelle il appartient. Les pasteurs ne devraient pas l’oublier !
  • Une communauté ouverte au monde.
    • Oui, on a besoin d’une paroisse. Une sépulture rassemble des baptisés et des non-baptisés.

3. Comment  construire la vie en Eglise comme un espace de parole autant que comme un espace rituel ?

  • L’un est passé d’une paroisse qui « fonctionnait » sans avoir besoin d’eux en couple  (paroisse avec des personnes en responsabilité qui restaient entre elles : en « cercle fermé ») à une autre paroisse où on est venu très vite les chercher.
  • A Solesmes, où c’est un moine qui est curé depuis 1846 (pour éviter des dissensions entre paroisse et monastère), le curé a trouvé un « truc » pour que les gens se rencontrent : fermer la porte du transept, pour que tous sortent par la grande porte !
  • Certains ne cherchent pas de responsabilités ni de place particulière dans la paroisse et donc ne se « plaignent » pas.
  • Mais on sent que les laïcs sont « tenus en retrait ».
  • On s’aperçoit que ceux qui demandent à avoir la parole sont ceux d’un certain âge, qui ne veulent pas revenir à une église d’avant le Concile !
  • Question : est-ce que les jeunes qui ont le plus besoin de repères et de cadres, et n’ont évidemment pas connu le temps d’avant, ont l’impression que « tout a foutu le camp » avec mai 68 ?
  • Les EAP servent-elles vraiment à quelque chose ?
  • A Ste Croix, il y a deux ans : retour à une ritualisation « gênante » même si la parole  n’était pas forcément si bien partagée « avant ». Mais l’avantage, c’est que, paradoxalement, la parole s’est libérée, à cause de la situation difficile !
  • En petit groupe cela ne pose pas de problème car il y a un partage possible, une connivence, le rituel peut se couler là dedans. Dans l’Eucharistie du Dimanche cela est plus difficile. Où faire un partage de vie ? Dans le groupe, les tentatives de partage intégré à la célébration, durant le temps de l’homélie, ne furent pas concluantes…
  • Faut il transmettre la foi en posant des actes rituels chrétiens et à force la foi viendra petit à petit ?  Schéma qui fonctionnait autrefois mais qui n’est plus adapté à notre époque. Epoque de la science, on veut comprendre avant, les gestes daivent avoir un sens. Il faut que le rituel soit rempli de la vie sinon il est désincarné.
  • Dans le texte des disciples d’Emmaüs, il y a 3 aspects

–      partage de vie

–      partage de la parole

–      partage du pain

  • Pour une vie chrétienne, il faut ces 3 temps là, s’il en manque un c’est bancal.  Dans nos eucharisties du dimanche, il n’y a pas de partage de vie, il y a très peu de partage de la parole. « La fraternité est constitutive de la validité de l’Eucharistie »  (Jean Rigal).
  • Le rituel a vraiment sa place quand il vient en suite du partage. Pour J. Moingt, la future Eglise sera un espace ministériel ET un espace de la parole en petites communautés de base. Le rituel est fait de symboles. Le symbole nous fait rentrer DEDANS, c’est un médiateur, il doit nous faire rentrer dans la prière. Ne vivons pas un rite qui ne soit rempli de la vie, sinon cela est non signifiant.
  • Il y a des moments où l’espace de parole et rituel peuvent être ensemble (prière), «  Là où 2 sont réunis en mon nom, je serai au milieu d’eux ».
  • Dans l’approcje œcuménique, on est dans l’espace de parole et non du rituel et pourtant des choses fortes se vivent.
  • Il y a un moment où il faut célébrer ensemble où on a besoin du rituel. Comment faire pour que le rituel ne prenne pas toute la place? Car « Au commencement était le Verbe… » Autrement dit, on ne doit pas oposer les 2.
    • On a besoin de lieu et de temps où partager la parole plus que cela nous est offert en ce moment.

4.  Ne devons nous pas comprendre l’Évangile et l’annoncer autant en termes de sens qu’en termes de salut ?

 

  • le salut : problème avec « beaucoup d’appelés mais peu l’élus » ; le Christ rejoint les gens là où ils en sont et les appelle à la conversion.
  • Moi, j’ai envie d’être chrétien pour aujourd’hui  ; je ne suis pas tellement préoccupé par l’après-mort ; si on reporte toujours à demain, quand vivons-nous notre vie de chrétiens ?
  • Est-ce qu’il y a des cracks boursiers dans ce qu’on capitalise pour plus tard ?
  • Si ce qu’on vit aujourd’hui n’a pas d’importance, çà ne peut pas donner envie aux gens.
  • Pour certains, tout ce qu’il y a autour de nous est mauvais : je ne me sens pas menacé en tant que chrétien.
  • Le salut est ouvert à tous
  • Tout le monde peut mettre du sens à sa vie = l’attention aux autres, aux plus faibles…aujourd’hui, on dirait qu’il faut convertir les gens pour qu’ils bénéficient du salut : gênant !
  • Comment nous laissons-nous interroger par les autres et particulièrement par ceux qui ne partagent pas notre foi ? Comment leur révéler que ce qu’ils vivent me fait penser au Royaume ? Est-ce nécessaire de le leur révéler ?
  • Faut-il à tout prix que les gens connaissent Jésus ?
  • Dire « Viens avec nous », c’est dur… Dire « j’ai rencontré quelqu’un qui me passionne » : oui.
  • Le vocabulaire liturgique est souvent difficile : « nous implorons ton pardon », « le peuple des rachetés »…
  • Faut-il continuer à avoir des rites s’ils ne correspondent plus à rien ? Par exemple, dans un paroisse un homme a été institué « lecteur » en vue du diaconat : ça veut dire quoi quand tout le monde aujourd’hui fait les lectures ?
  • Annoncer l’Évangile en termes de sens : nous faire grandir en humanité ; agir avec les valeurs évangéliques d’écoute, de dignité, de solidarité, de pardon ; faire la meilleure place aux plus faibles ; cette attitude nous invite à la modestie car les chrétiens n’ont pas le monopole du salut ; tous ceux qui pratiquent l’attention aux autres comme valeur fondamentale seront sauvé autant que moi !
  • Comment on se raconte les merveilles que Dieu fait chez les autres, tous les autres (croyants ou non) : ce devrait être çà l’offertoire.
  •  Ce qui nous interroge dans cette question c’est : « mais de quoi donc ai-je besoin d’être sauvé ? ». Puis c’est plutôt une réflexion qui se traduit en questions multiples :

–      que mettre derrière le mot « sens » ? Est-ce s’imprégner de l’Evangile pour sortir un sens pour notre vie ?…

–      mais de quoi parle-t-on lorsqu’on parle de « salut » ?

–      alors vient la notion de péché. Mais que met-on derrière ce mot « péché » ? Comment le considère-t-on ?…

–      Il est certain que, seul, il n’est pas possible de tout comprendre.

  • « Le salut » renvoit à une notion religieuse alors que le sens renvoie à une notion philosophique.  Le salut se rapporte à l’au-delà, nous sauve de la mort avec une notion de rachat qui peut-être mal comprise.
  • « Le sens » est plus facile à comprendre pour tous, croire en l’Evangile donne un sens à la vie et par là on se sauve ! car l’Evangile donne une espérance, ouvre l’avenir. L’Evangile nous aide à aller au delà de nos zones mortifères, à progresser dans notre humanité maintenant, tout de suite (thème de l’AUJOURD’HUI, cher à Luc) et pas ailleurs ni plus tard. Le salut vient en prime.
  • En relisant notre histoire de vie, on voit cette construction du sens.
  • Les Psaumes sont aussi le reflet de l’homme et de la vie humaine. Ils restent très actuels. « Je vois ma faute » … « Seigneur tu es mon Roc ». Ce balancement se retrouve dans tous les Psaumes. Ils nous aident à relire nos épreuves et à travers elles on arrive au salut… au sens.
  • Dans la même progression, dans l’Evangile des témoins d’Emmaüs, Jésus donne du sens à leur souffrance : tout en marchant il les aide à relire les épreuves qu’ils traversent à partir des écritures, il les rejoint dans leur vécu (de quoi parliez-vous tout en marchant ?), c’est  seulement après qu’ils peuvent le reconnaitre lors du partage du pain…  et aussitôt tout prend sens… et le salut est.
  • Annoncer l’Evangile en tenant compte de ce que la personne vit : cela ne peut partir que de là.
  • Jésus parle plus de « sens » que du « salut ».

5. Comment articuler foi, religion, citoyenneté

 

  • Foi et citoyenneté vont bien ensemble ; le mot « religion » est un peu l’intrus.
  • Les évêques donnent des critères de discernement qui sont fondés sur quoi : la foi ou la religion ?
  • C’est quoi, la religion : une appartenance ? Une institution ? Le fait d’être reliés ?
  • La religion devrait nous aider à vivre notre foi ; elle est seconde par rapport à la foi.
  • Il y a des valeurs communes à toutes les religions.
  • La foi est un acte de liberté qui invite à devenir de plus en plus libre ; la foi serait-elle du côté de l’engendrement et la religion du côté de l’encadrement ?
  • Religion et hiérarchie ?
  • Religion et citoyenneté : dans notre religion, on ne peut pas exercer la citoyenneté que l’on vit dans la société.
  • La religion devrait nous aider à vivre en société.
  • Exemple d’Aline : équipes liturgiques à Ste Croix
  • On dit que l’Église n’est pas une démocratie : et pourquoi pas ? Quels arguments sont donnés pour une telle affirmation ?
  • Ma demande n’est pas que l’Église soit une démocratie mais qu’elle ait un fonctionnement démocratique.
  • Développer une culture de débats
  • Pourquoi ne pas élire les évêques ?
  • Exemple est donné de l’appel des Pasteurs par la communauté chez les Réformés.
  • Certains prêtres n’acceptent pas le débat : il y a un problème dans la formation des prêtres.
  • S’ils sont parfois en situation de toute puissance, c’est parfois aussi parce que les laïcs sont des bénis-oui-oui.
  • La religion et l’Église ne m’aident pas à vivre ma vie de citoyen : quand il y a des évènements à la maison de quartier, on ne voit pas de chrétiens. Où est l’essentiel ? La paroisse est-elle une finalité ?
  • Il y a eu un meilleur accueil au soutien de sans papiers à l’école qu’à l’Église.
  • Pourquoi on ne parle plus de la vie de quartier à l’Église ?
  • Dans l’exercice de la citoyenneté on a des droits et des devoirs.
  • La religion est souvent synonyme de rites, de préceptes.

 

Les groupes de travail

Actuellement, il y a 6 groupes de réflexion qui se réunissent régulièrement. En voici la liste :

 

Lecture continue de la Bible

Oecuménisme et inter religieux

Les Jeunes

Sacerdoce commun des baptisés

Nouvelle évangélisation

Les blessés de l’Eglise

 

Il est toujours temps pour ceux qui le désirent de rejoindre un de ces groupes.

 

Brainstorming…

 

En novembre 2009, lors de notre première réunion à La Suze, nous avons jeté en vrac les idées que nous inspirait cette question :

« Comment faire Église aujourd’hui ?« .

A ce lien vous pourrez lire le fruit des contributions des participants.