En Sarthe des Chrétiens en Marche, des liens avec la CCBF

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Plénière – samedi 25 janvier 2014

CeM72 – Plénière – samedi 25 janvier 2014 – 14h30-17h30

Presbytère – La Suze

Compte-rendu

 

44 personnes représentées.

Comme prévu, notre plénière a été vécue comme un temps de célébration et de partage. Le présent compte-rendu ne fait état que du contenu de l’AG ordinaire, à quoi nos statuts nous obligent annuellement.

  1. 1.      Rapport financier.
  1. Christine et Benoît nous ont brièvement rendu compte de la situation financière et comptable. L’année 2013 est légèrement bénéficiaire.
  2. Le rapport est adopté à l’unanimité.
  3. Suggestion : procéder à une relance postale (60 personnes : 30€) de tous ceux qui sont impliqués dans CeM72 mais qui ne songent pas toujours à renouveler leur adhésion par le versement de la cotisation (à partir de 10 €).
  1. 2.      Renouvellement de la moitié sortante du CA.
  1. Etaient statutairement vacants les postes (tous renouvelables) de Gwennaëlle, Karine, Marie-Hélène, Benoît et Erick.
  2. Christine est démissionnaire.
  3. N’ont pas souhaité renouveler leur mandat : Marie-Hélène et Benoît.
  4. Se sont proposés pour un deuxième mandat de deux ans : Gwennaëlle, Karine et Erick.
  5. S’est déclaré candidat : Yves Sallard.
  6. Gwennaëlle, Karine, Erick et Yves ont été élus à l’unanimité des votants.
  7. Le CA est donc présentement constitué de :

i.     Jacqueline Louvigné (2013/1° mandat)

ii.     Karine Laforest (2014/2° mandat)

iii.     Gwennaëlle Destouesse (2014/2° mandat)

iv.     Xavier Devisse (2013/2° mandat)

v.     Camille Rimbaud (2013/2° mandat)

vi.     Erick Marganne (2014/2° mandat)

vii.     Yves Sallard (2014/1° mandat)

viii.     Loïc de Kerimel (2013/2° mandat)

  1. Nous remercions chaleureusement Marie-Hélène,  Christine et Benoît.  Et tout particulièrement ces deux derniers pour n’avoir pas hésité à faire régulièrement la route depuis Solesmes afin de rejoindre le « chef-lieu » pour les réunions du CA.
  2. L’assemblée souhaite que le CA continue autant que possible de respecter le principe de parité : deux places féminines sont donc encore disponibles. Avis aux bonnes volontés (éventualité d’un temps d’AG extraordinaire lors de la prochaine plénière, samedi 24 mai, pour entériner l’engagement de nouvelles candidates).
  1. 3.      Discussion et vote sur le rapport d’activité.
  1. Point sur les groupes en activité

i.     Groupes « à thème » :

  1. Groupe « sacerdoce commun » (13 inscrits) : après la lecture du livre de Radcliffe sur le baptême, le groupe a décidé de se lancer dans la lecture de l’exhortation apostolique de François, Evangelii gaudium avec une perspective pratique : comment ce texte nous atteint et qu’est-ce qu’il change dans notre vie ?
  2. Groupe « lecture des Actes » (entre 8 et 12 présents) : il devient le groupe « St Jean » puisqu’il a entamé la lecture du 4° évangile.
  3. Groupe « personnes séparées, divorcées, divorcées remariées » (4). Organisateur de la célébration de février 2013, le groupe propose de se caler, avec Lyon, Grenoble, etc. sur la date nationale (novembre).
  4. Groupe « nouvelle évangélisation » n’a pas repris en 2013. Proposition de se saisir du dossier de travail présenté par la CCBF lors de l’AG d’Issy les Moulineaux en septembre.
  5. Groupe « jeunes ». N’a pas repris.
  6. Groupe « œcuménisme/interreligieux » (6 à 8 participants). Echanges réguliers sur le vécu de chacun-e dans ce domaine et sur les différentes initiatives prises ici ou là (Amis de la paix, Amitié judéo-chrétienne, cérémonie interreligieuse du 11 novembre). Invitation de grands « témoins » (Swami Anandananda, moine hindouiste ; Sabah Zouaghi, co-fondatrice du groupe Coexister au Mans, etc.)
  7. Groupe « réconciliation » (6 participants dont le P. de Reynal, moine de Solesmes). S’oriente vers l’étude de la pratique de la pénitence dans les autres religions ou cultures.

ii.     Groupes « piliers » :

  1. « communication » : édition de la Newsletter (très gros travail, appel à contribution) et gestion du site (là encore, souhait d’être aidé ou relayé).
  2. « événements » : l’initiative du 6 janvier dernier (discussion publique autour du questionnaire préparatoire au synode sur la famille) a été très appréciée. La possibilité de réserver gratuitement une salle municipale nous donne une grande liberté.
  3. « cahier de bien-veillance » (ou expression publique dans l’esprit du « ni se taire » et du ministère de la bénédiction) : un style à trouver et une invitation à ne pas se focaliser sur les affaires exclusivement diocésaines.
  1. Participation au réseau CCBF.

i.     Retour sur l’AG d’Issy-les-Moulineaux, en particulier sur les propositions de travail (Marie-Claire se propose pour présenter succinctement le contenu du dossier), sur les chantiers (recueil de la mémoire des vieux prêtres, école de la parole).

ii.     Erick (participation au CA de la DCBF), Loïc (participation au « groupe des douze ») et Marie-Hélène (« participation au groupe de travail pour la coordination et le suivi des groupes régionaux ») font un bref compte-rendu de leurs activités.

  1. Inscription dans le diocèse.

i.     Groupe « Diaconia ». Compte-rendu de la situation : participant au groupe diocésain depuis l’origine, CeM72, sans que cela lui soit explicitement et clairement signifié, vient d’être exclu de la rencontre proposée par l’évêque le 6 février prochain.

ii.     Difficultés à avoir une réponse pour l’organisation de la venue d’Alain Paillard au titre de sa responsabilité à Pax Christi.

iii.     Renforcer le climat de confiance mutuelle et poursuivre la synergie avec mouvements et associations divers pour des actions ponctuelles : Les Amis de La Vie, CVX, Mission de France, Mission Ouvrière, CCFD, etc.

iv.     Implication de CeM72 dans la mise en place, à l’initiative du Groupe œcuménique, d’une organisation de solidarité pour les situations d’urgence.

  1. Ce que nous souhaitons faire en 2014

i.     Mise en place de l’Ecole de la Parole (avec Jean-Claude Eslin). Candidats pour le moment (on peut aller jusqu’à 8 ou 9) : Erick, Dominique, Bénédicte, Denise, Christiane, Loïc… Local à trouver (de préférence une église).

ii.     Installer un temps régulier de partage de la parole. A faire dans la continuité de l’Ecole de la Parole.

iii.     Renouveler l’invitation à un temps d’échange-discussion (comme sur le questionnaire du synode-famille). « La famille » pourrait être une sujet « noyau » pour une réflexion : retour sur la question du mariage gay, la question de l’avortement, de la fin de vie, de la séparation-divorce, etc. S’impliquer dans la vie citoyenne sur les questions d’actualité, sur ce qui est en débat nationalement.

iv.     Renouveler annuellement le temps de célébration autour et avec les personnes séparées, divorcées, divorcées-remariées.

v.     Relancer ce qu’André Grassin faisait très bien et qui réunissait un large public : les conférences à l’initiative du service « Incroyance et Foi ».

vi.     Comme nous l’avons fait pour Claude Besson, Christine Pedotti, Jean-Louis Schlegel, etc. inviter les auteures de Le Déni, enquête sur l’Eglise et l’égalité des sexes, Bayard. La thèse est forte et, au bon sens de l’expression, « prête à discussion ».

  1. Le rapport d’activité est adopté à l’unanimité.
  1. 4.      Infos diverses
  1. Conférence de Jacques Musset, vendredi 31 janvier à l’Etoile. Journée de travail en ateliers le lendemain 1° février à St Bertrand (renseignements : Christiane Robert)
  2. Conférence de J.-M. Ferry sur l’Europe, le 14 février, salle de l’Oiselière.
  3. Session « connaître le judaïsme » organisée par les diocèses de l’Ouest à Angers du 15 au 20 juillet prochains (renseignements Loïc de Kerimel)
  4. Journée « Femmes d’histoire » samedi 1° février au PCC : Femmes et religion. Introduction le matin par Marie-Christine Bernard, table ronde l’après-midi avec Adji Dramé, Agnès Lefranc et Anne Soupa.

Compte-rendu : CA, 29-01-14

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Questionnaire préparatoire au synode sur la famille

Contribution au questionnaire préparatoire au synode sur la famille

 Lundi soir 6 janvier 2014, salle Pierre Perret au Mans, une grosse trentaine de personnes a répondu à l’invitation de Chrétiens en marche 72. Etait proposé, de 20h30 à 22h30, un temps de discussion autour du questionnaire préparatoire au synode sur la famille. Après de brèves présentations, l’assemblée s’est d’abord répartie en quatre carrefours (le mariage selon la loi naturelle, les situations matrimoniales difficiles, les unions de personnes de même sexe, l’ouverture des époux à la vie). Chaque carrefour a ensuite présenté à l’assemblée une synthèse des échanges. La soirée s’est conclue par le partage de la galette.

Rapport des différents carrefours :

  • 1.    Le mariage selon la loi naturelle.

 

  • Beaucoup ignorent tout de la notion et de sa signification.
  • Elle est héritée de la philosophie grecque ancienne qui pose que le comportement de l’ensemble des choses et des êtres est réglé par un principe englobant et supérieur de telle sorte qu’avoir une conduite transgressive par rapport à ce principe est contre-nature.
  • Il est absurde de se référer encore aujourd’hui à une telle conception des choses, même si dans le jugement des comportements, demeure la tendance à penser qu’est « naturel » quelque chose qui s’est « toujours fait comme cela » et qu’il est « difficile d’envisager les choses autrement ».
  • Ce qui compte aujourd’hui c’est le souci des personnes d’être reconnues comme des personnes et de construire les relations (par exemple : de couple) au sein desquelles pourra s’épanouir leur être de personnes. Il nous faut faire le deuil de la « loi naturelle » (par ailleurs « européocentrée ») et privilégier la construction par les personnes elles-mêmes de leurs relations.
  • Il faut que l’Eglise accepte de courir le risque que sa théologie soit « écornée » et aussi le pouvoir qu’elle cherche à maintenir par ce biais.
  • Le mariage n’est pas d’abord ce qui est réglé par une « loi naturelle » mais le sacrement que se donnent des personnes qui choisissent de « faire alliance».
  • Il faut relire Gn 1,27. Il n’est pas dit que Dieu a créé l’homme et la femme mais : « Dieu créa l’homme à son image, mâle et femelle il le créa ». C’est seulement ensuite que l’homme et la femme s’entre-reconnaissent mutuellement comme des personnes.

 2.    Situations matrimoniales difficiles.

  • Le groupe a évoqué trois types de situations : les relations « avant » le mariage, les personnes séparées, divorcées, divorcées-remariées, les couples «mixtes » (de religions différentes).
  • Concrètement, le vécu de ces situations diffère de la position officielle de l’Eglise. Se contenter d’énoncer « la loi » est difficile. Alors les personnes rencontrées « aménagent » le discours officiel et sont dans les faits bien plus accueillantes et ouvertes. Quand par exemple les convocations à la préparation au mariage sont adressées à deux personnes qui habitent manifestement à la même adresse, cela ne pose aucun problème.
  • Le décalage entre ce qui est dit et ce qui est fait montre qu’il est impossible de généraliser, le parcours de chacun est différent. Au lieu de penser en «blanc / noir », « le mariage ou rien », l’Eglise devrait s’ouvrir à la pluralité, proposer plusieurs chemins possibles. Pourquoi un accompagnement seulement pour le mariage ? Il a plusieurs manières d’être ensemble.
  • L’Église ne peut plus travailler seule, des équipes doivent être mises en place. Les bonnes volontés existent. Et ce qui existe devrait être plus visible pour que chacun sache vers qui se tourner !
  • Pour les personnes séparées, divorcées, divorcées-remariées, la position officielle de l’Église rajoute de la souffrance à la souffrance alors que l’Église devrait être la lumière au bout du chemin, celle qui invite à avancer malgré tout et à espérer…
  • La déclaration de « nullité » n’est pas la bonne solution.
  • Dans l’accompagnement des familles, des adolescents, plutôt que de rappeler la loi et le dogme, il faut que l’Eglise se « reconnecte » avec aujourd’hui.

 3.    Union des personnes de même sexe.

  • Plutôt que de la position du Magistère, on a envie de partir du vécu, des expériences concrètes dans les familles, le cercle des proches.
  • La confrontation à l’homosexualité peut être perturbante, mais il est souvent donné de voir que l’amour est fort et cela ouvre le cœur.
  • On n’est pas là pour juger mais pour recevoir. Et Dieu est amour : Dieu s’exprime aussi dans ces relations.
  • La différence de regard est grande entre les générations.
  • Dans les manifestations récentes autour du mariage gay, il y a eu un vif contraste entre des jeunes peu pratiquants mais animés de valeurs évangéliques et des jeunes très pratiquants mais violents dans leurs propos.
  • Il y a une réalité de l’accueil, y compris dans l’Eglise, mais cela se fait souvent entre deux portes, avec beaucoup de non-dit.
  • Inacceptable : le refus par un prêtre de donner la communion à une personne dont il connaissait la situation. Problématique : l’imposition à certains de se présenter à la communion en croisant les bras sur la poitrine.
  • Il faut partir de l’Evangile. L’amour est premier. Et la conscience des personnes est souveraine.

 4.    L’ouverture des époux à la vie. 

  • Jésus ne parle jamais de la famille comme lieu d’évangélisation.
  • A quel modèle de famille chrétienne se réfère-t-on ? « Catho », « avec beaucoup d’enfants » ? On semble ne pas se préoccuper de l’évolution des conditions de vie matérielles, professionnelles, sociales, affectives.
  • La famille n’est pas toujours un lieu d’épanouissement.
  • Humanæ vitæ a été écrite pour un couple idéal sans tenir compte des facteurs réels de la vie de couple. Par exemple, il n’y est jamais question du plaisir.
  • Il peut y avoir deux représentations de la création. Une représentation « fixiste » : un homme, une femme, des enfants. Une représentation selon laquelle l’homme est co-créateur : il y a de multiples manières de créer, de donner la vie. Le désir de donner la vie est présent en chaque personne et la fécondité ne se réduit pas à la dimension « biologique ».
  • A un couple, plutôt que de donner des lois, il serait plus important de demander : quel est votre projet de couple, de famille, etc. ?
  • Que l’Eglise nous considère comme des adultes, des personnes capables de déterminer elles-mêmes ce qui convient le mieux.
  • Pour la vie sexuelle l’Eglise énonce des règles et s’estime compétente, alors que dans sa doctrine sociale, elle se contente d’indications, de conseils et pense qu’elle n’est pas totalement compétente.
  • L’Eglise a peur de tout ce qui est nouveau.

Le Mans, le 9 janvier 2014

Pour CeM 72 : Gwennaëlle Destouesse, Yves Sallard