En Sarthe des Chrétiens en Marche, des liens avec la CCBF

 « ETRE CHRETIEN DANS LA MODERNITE D’AUJOURD’HUI »

Remontées et extraits de la conférence prononcée par le père J. MOINGT

Les 20 et 21 avril 2012 à NANTES, à l’invitation de la CCBF 44

 

Une soixantaine de membres de « Chrétiens en marche 72 » étaient réunis le 12 juin 2012 à Allonnes pour entendre les témoignages de Erick, Bénédicte, Karine, Marie-Claire et Loïc relatifs au contenu de la conférence du père J. MOINGT sur le thème : « Etre chrétien dans la modernité d’aujourd’hui ». Celui-ci a notamment avancé les idées suivantes : Nous, chrétiens, sommes des êtres émancipés, alors agissons en responsables, osons être par nous-mêmes, osons bouger, osons penser notre foi, osons penser la tradition, osons prendre la parole, osons prendre la responsabilité de ce qu’on vit en Eglise… Et pour cela sachons nous former, sachons veiller et communiquer, sachons écouter et agir…

Erick : « Au sein de chrétiens en marche 72 il y a un groupe qui s’est nommé « sacerdoce commun des baptisés » et  qui s’est réuni depuis 2 ans à peu près une dizaine de fois par an. C’est ce groupe qui a eu l’initiative de la réunion de ce soir, et c’est cette démarche de communication vers tous, membres de chrétiens en marche 72, que nous encourageons pour les différents groupes de notre association dans le souci, notamment de nous donner une certaine visibilité de la vie de ces groupes. La 1ère année a été consacrée à l’étude de textes sur Vatican II sur le thème du sacerdoce commun des baptisés, et cette année nous avons travaillé le texte d’une conférence prononcée par Joseph MOINGT à Blois le 24 septembre 2010. C’est pourquoi cinq d’entre nous se sont rendus à Nantes, à l’invitation de la CCBF 44, lorsque nous avons appris la tenue de sa nouvelle conférence. Joseph MOINGT est né en 1915, c’est un jésuite français théologien spécialisé en christologie qui a fait des études de philosophie et de théologie, qui a suivi les cours de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes avec une thèse en théologie à l’Institut Catholique de Paris, il a enseigné la théologie à la faculté catholique de Lyon-Fourvière, à l’Institut Catholique de Paris et au Centre Sèvres, et il a dirigé de 1968 à 1997 la revue « recherche de sciences religieuses ». L’éditeur de son dernier livre écrit : « Il est considéré comme l’un des plus grands théologiens vivants ». Nous allons ce soir vous exposer en quelques mots les éléments principaux que nous avons retenus à l’issue de la conférence du mois d’avril dernier :

J’ai retenu des phrases extraites de son exposé : « Et il y a d’ailleurs encore de nombreux chrétiens qui sont chrétiens que par l’autorité de la tradition et la sacralité du gouvernement et donc nous avons à les ménager aussi… Comment faire bouger l’Eglise ? Travailler à l’évolution des esprits car il y a beaucoup de conservateurs autour de nous dans notre Eglise, essayer de les faire évoluer, donc ne pas les braquer, mais cependant oser, oser bouger, oser faire quelques petits pas de travers et de côté en attendant les autres. C’est nécessaire… » Et puis la dernière phrase de sa conférence : « Ah, ce n’est pas difficile de comprendre un Dieu tout puissant ! Mais comprendre un Dieu humilié, comprendre un Dieu qui se révèle sur la croix de Jésus et qui nous révèle de nous faire nous-mêmes les serviteurs les uns et les autres, et c’est ça l’Evangile. »

 

Bénédicte : « Au préalable je voudrais dire que ce petit bonhomme de 97 ans est touchant par sa sérénité, sa luminosité. Il dit des choses qui ne sont pas dans la ligne de l’Eglise mais, pour autant, il ne veut pas être vraiment hors de l’Eglise parce qu’il veut surtout être chemin, dire et redire, témoigner, parce qu’il est baptisé, parce que nous sommes tous baptisés.

Tout d’abord il parle de responsabilité, il veut que nous soyons capables de  prendre des initiatives, parce que nous sommes des êtres debout. Il dit que nous sommes des êtres majeurs, des êtres émancipés, comme nos propres enfants s’émancipent un jour de notre autorité. Il reprend Emmanuel KANT qui, en parlant du siècle des Lumières, parle de ce siècle comme celui de la sortie de l’homme hors de l’état de minorité. Si l’homme se maintient par sa propre faute dans un état de minorité il ne peut pas prendre la responsabilité de ce qu’il croit, de ce qu’il vit, et de ce qu’il enseigne. Il est dans l’incapacité de se servir de son entendement, en parlant de discernement. S’il est dirigé, ou s’il reste dirigé par un autre homme, s’il a toujours quelqu’un derrière lui il reste mineur. Par contre par  le courage de se servir de son propre entendement il devient un être majeur et responsable. Ainsi au siècle des Lumières la devise des Lumières prend tout son sens : « aie le courage de te servir de ton propre entendement », ce qui signifie que tu peux oser penser par toi-même, que tu peux oser dire par toi-même, et tu peux oser user de ta propre intelligence. Il met cela en parallèle avec ce qui se passe aux 18ème et 19ème siècles où on va oser s’émanciper au niveau politique, où on va connaître une émancipation démocratique. Et l’Eglise va avoir peur de cette émancipation, va se sentir attaquée, car l’homme revendique sa liberté de penser, donc sa liberté d’opinion et c’est là une grande crise de civilisation parce que l’homme a l’audace de penser par lui-même. Il cherche la vérité dans la vie. Plus tard un philosophe du 20ème siècle, Dietrich BONHOEFFER, dira en 1945 que c’est peut-être là le plan de Dieu que de vouloir que l’homme s’émancipe peut être même de l’autorité de Dieu… Joseph Moingt nous pousse à oser être par nous-mêmes, même si c’est difficile, même si cela fait peur à l’Eglise et à notre hiérarchie ecclésiale. Il cite St Paul 1 Cor 11, 18-20 : « Tout d’abord, lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a parmi vous des divisions, me dit-on, et je crois que c’est en partie vrai. Il faut même qu’il y ait des scissions parmi vous afin qu’on voie ceux d’entre vous qui résistent à cette épreuve. » Et il rajoute 1 Cor 14, 15 : « Il faut prier avec son intelligence de manière à être compréhensibles même à un païen qui vient pousser la porte. » Donc soyons des êtres qui osent, mais pour cela il faut savoir se former pour être au fait de ce que nous pouvons dire, pouvoir débattre et argumenter, savoir veiller et communiquer dans une attention aux autres et surtout à ceux qui vivent des moments difficiles dans l’Eglise. Il faut savoir écouter et agir pour donner un espace de discussion pour que tous les baptisés sans exception puissent s’exprimer.

2ème point, qui me parait être le nœud véritable de la foi chrétienne : Dieu s’est dépossédé de sa toute puissance pour nous, pour nous donner tout son amour. Dieu a renoncé à son pouvoir pour le confier à Jésus ; Dieu n’a voulu que des rapports d’amour avec l’humanité ; Dieu nous demande d’être remplis de son Esprit d’amour ouvert sur l’universalité humaine, c’est-à-dire ouvert sur tout l’autre, à la relation totale à l’autre. Dieu nous confie son humanité, il intervient par l’amour qu’il a mis en nous pour sauver toute l’humanité, c’est là son testament et son Evangile. C’est vraiment l’humanité, humanité dans laquelle il se trouve ; Il n’est pas là pour nous, baptisés, il est là pour toute l’humanité. Jn 17, 21 : « Que tous soient un, comme toi père tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous afin que le monde croie que tu m’as envoyé. » Donc Dieu est en nous, et en nous tous sans distinction. Nous nous devons d’annoncer cet amour sur la terre car nous sommes déjà ressuscités en Jésus Christ ressuscité et en Dieu qui est éternel. Dieu veut rassembler toute l’humanité, c’est pour cela que nous sommes habités par tout son amour, c’est-à-dire l’Esprit saint pour répandre sa bonne nouvelle. Ce salut, cet amour de Dieu fait homme, c’est cela la foi chrétienne, le message de Dieu. Dieu vit au cœur de l’humanité dans cet espace spirituel qui nous structure par des relations de charité, d’amour aux autres ; son cœur palpite au cœur de l’homme. Il est plus facile de penser et comprendre un Dieu tout puissant mais il est plus difficile de penser un Dieu humilié qui se révèle sur la croix de Jésus et qui nous révèle à nous-mêmes de nous faire les serviteurs des uns et des autres. C’est cela l’Evangile et c’est cela penser l’Evangile. C’est peut-être là notre manière d’entrer dans la modernité, c’est peut être là notre manière de faire bouger l’Eglise, et c’est peut être là notre manière d’habiter la mission ici, par le baptême que nous avons reçu de Jésus, et d’annoncer au monde qu’il est sauvé par son salut. Pourquoi l’Evangile est une bonne nouvelle ? Parce que Dieu a renoncé à son pouvoir en Jésus, qu’il ne veut que des rapports d’amour avec l’humanité. Dieu veut des hommes libres, il veut que l’homme aille vers lui dans un esprit filial et l’Esprit saint est son esprit d’amour que nous nous devons  de transmettre. »

Karine : « A la différence de Bénédicte, avec Marie-Claire nous avons assisté aux ateliers du lendemain. Il a alors un peu résumé ce qu’il avait dit la veille sur la modernité, ce qui m’a éclairé sur les enjeux et la compréhension du combat dans lequel l’Eglise se trouve actuellement, ces enjeux de pouvoir évoqués dans « La bataille du Vatican », la peur du modernisme qu’exprime l’Eglise officielle. Moingt nous rappelle que la modernité a vraiment été une rupture avec l’antiquité patriarcale. Il situe le point de départ de la modernité à DESCARTES, avec cette phrase : « Aie le courage d’utiliser ton propre entendement », d’où petit à petit au cours des siècles qui ont suivi, ce mouvement d’autonomisation et cette vague d’émancipation de la société par rapport à la religion et la possibilité que la société existe sans lien religieux. Il nous a précisé que l’émergence de cette modernité n’est que le 1er mouvement de la grande crise de civilisation dans laquelle on est toujours, en fait, et que la modernité ce n’est pas ce qui nous attend derrière, mais c’est ce qui nous attend toujours devant : la vérité ne vient pas du passé mais de l’avenir, et de l’ouverture sur le monde. C’est dans le cadre de cette avancée confiante qu’il a cité Bonhoeffer et son idée d’émancipation du plan de Dieu… l’Eglise a toujours défendu la propriété de la tradition, c’est elle qui la détient, de la vérité, et elle s’est sentie vraiment garder ainsi son autorité et son pouvoir. Elle a fait de la modernité une machine de guerre qui s’est vraiment mise en branle contre elle. Partout où souffle l’esprit de modernité la religion se retire avec même l’idée de Dieu qui est en voie de disparaître. Et là Joseph Moingt nous pose cette question : « Et maintenant, on fait quoi ? Est-ce qu’on lance des anathèmes contre ça ? On continue à se rigidifier, à avoir peur ? » Moingt nous rappelle que Jésus Christ est né hors d’une religion, en s’émancipant d’une religion, que lui aussi a été chassé, et que les 1ers chrétiens sont tous des convertis issus d’une religion : le christianisme est un phénomène de conversion. Quand Dieu, tout puissant, renonce à tout pouvoir sur la croix, ce n’est pas de la religion qu’il s’agit. Ainsi il y a de la modernité dans le christianisme et c’est pour cela que ce mouvement de modernité est né du christianisme. Mais encore faut-il que l’Eglise reste un lieu de liberté et de parole, qu’elle réponde à ce besoin, ainsi le service et le salut que nous pouvons apporter à l’humanité c’est que l’Eglise soit un lieu de liberté pour l’homme, un lieu de partage. L’homme chrétien doit se faire reconnaître comme un homme de la modernité. Oser penser notre foi, oser penser la tradition, oser prendre la parole, oser prendre la responsabilité de ce que nous croyons, de ce que l’on vit en Eglise, de ce que l’on veut dire au monde.

Puis dans les ateliers il y a eu de nombreuses questions, dont quelques unes m’ont particulièrement touchée : Une question sur l’eucharistie. Globalement il a défini 2 sortes d’eucharisties : On pourrait retrouver une eucharistie plus officielle, ritualisée, qu’on appellerait l’eucharistie canonique, qui serait plus à vocation universelle, celle que l’on connaît présidée par un ministre ordonné ; mais cette forme ne peut pas perdurer partout compte tenu de l’évolution, aussi, comme rien n’empêcherait les chrétiens de faire mémoire du Seigneur autour du partage, il faudrait que les chrétiens inventent des célébrations qui ne singeraient pas l’eucharistie canonique, un repas où on ne consacrerait pas, sans utiliser le vocabulaire du sacerdoce institué. Une célébration eucharistique c’est recevoir Jésus parmi nous, c’est nous reconnaître frères les uns des autres, aussi pourrions nous partager des repas, que l’on appellerait des « eucharisties domestiques ». Il faut absolument qu’on aie des eucharisties qui soient vraies, et qu’on vive l’Evangile au sein de nos eucharisties. S’il n’y a pas de rapport entre les deux nos eucharisties sont menteuses.

Question sur les changements : selon lui l’Eglise bougera par les pieds (= la base, c’est-à-dire nous). Garder prudence, rester dans un esprit fraternel, ne pas choquer, mais oser quand même. Multiplier les communautés de base, la papauté c’est ce qui évoluera en dernier. Si le corps évolue (et on va le faire) la tête évoluera. L’Esprit est dans tout le corps, tous les sens. Quand les chrétiens évolueront sous forme d’une résistance, d’une indépendance, les évêques évolueront. Être en dehors ce n’est pas être contre. L’Eglise bougera avec les pieds. En fait Jésus aussi a mis de la modulation dans toute cette approche du sacré et du consacré, il nous a toujours bien précisé qu’on était purs non pas par les ablutions mais par toutes nos paroles, tous nos cris du cœur. »

Marie-Claire : « Moi, ce qui m’a frappé pendant ces 2 jours, c’est qu’il nous a encouragé à oser, non dans une relation de pouvoir, pas dans la violence, mais dans une paix qui l’habite, lui, et qu’il sait transmettre. Mais oser tout d’abord sans faire fi de la tradition : Nous avons un droit de propriétaires de la tradition, mais nous avons aussi un droit d’invention, ce n’est pas qu’un dépôt sacré. Dans le trésor qui nous est confié nous découvrons des choses nouvelles dans un monde nouveau, ce qui rejoint la question de la modernité. La foi évidemment se traduit par rapport à une tradition, dans le sens d’une continuité historique, dans le sens d’une appartenance à une histoire commune et qui continue. Ce n’est pas par rapport à des traditions doctrinales particulières, dont certaines sont devenues incompréhensibles, ce qui n’est pas grave parce qu’elles ne servent plus à rien (il ne l’a pas dit exactement comme ça mais le sens général était de ne pas se faire des « nœuds » avec des choses qui n’en valent pas le coup…). La tradition n’est donc pas l’accumulation de doctrines qui ont vu le jour au cours des temps et dont beaucoup ne sont plus compréhensibles aujourd’hui mais c’est plutôt la continuité de la référence à la foi, son origine historique, c’est la continuité de l’enseignement du Christ et des apôtres. La tradition conçue comme ça ne nous ramène pas à une somme théologique qu’il faudrait entasser. La fidélité à la tradition c’est s’habituer à recueillir le Souffle avec un grand « S » qui a traversé les temps. La tradition, la vraie, celle qui est vivante, n’est pas la répétition mais une incessante innovation à la poursuite de la Vérité pour annoncer la même bonne nouvelle dans toutes les langues du monde, dans toutes les cultures et partout où nous sommes. Voilà ce qui m’a frappé dans cet exposé, alors que nous, nous sommes plutôt enclins à vouloir balancer la tradition parce qu’elle nous semble paralysante.

Deuxième idée qui m’a frappée : Oser sortir de nos chapelles. C’est prendre la responsabilité de ce que nous croyons et de ce que nous voulons vivre. Oser d’abord prendre nos responsabilités de croyants individuels, de croyants en Eglise, et, aussi important, de croyants dans le monde. Nous devons prendre notre responsabilité personnelle de chrétiens, sachant que la foi n’est pas une science mais un acte de confiance qui demande à se renouveler. Elle vient de l’enseignement des apôtres. Les récits évangéliques sont des livres de foi, mais ils sont sujets à interprétation. Pourquoi tant de bagarres quelque fois sur des propos, ça n’en vaut pas la peine. Il nous faut comprendre avec notre intelligence d’aujourd’hui, lire l’Ecriture avec un esprit critique, avoir une foi critique, et les discussions permettent de discerner. On peut réfléchir, on peut contester, on peut se confronter, l’objectif étant de parvenir à une foi critique. Lire et étudier avec d’autres. MERLEAU-PONTY a dit : « On ne va pas au vrai les uns sans les autres », c’est extrêmement important, il nous faut revivifier toutes ces petites communautés de base. Importance de nous demander à nous même aussi quels sont les fondements de notre foi, en quel Dieu nous croyons : on ne peut pas en faire l’économie. Quel est l’intérêt de croire en Eglise ? Et cette recherche est forcément élan de liberté, et c’est bien ce à quoi en est appelés comme les épîtres le disent souvent. Prendre aussi notre responsabilité de chrétiens dans l’Eglise, qui est communauté de parole, d’action, et de débat : il est important d’être rattaché à une institution structurée universelle mais il est tout aussi important de participer activement, librement, aux délibérations. Veiller aussi à être responsables de l’organisation : faire entendre notre foi c’est nécessaire, parce qu’on est majeurs… Il nous faut restaurer les communautés évangéliques qui ont disparu avec les restructurations paroissiales, travailler pour conseiller l’organisation des communautés dans la communion avec une hiérarchie venant de la tradition. Osons bouger sans craindre, quelques pas de travers, de côté. Et on a bien le droit de se tromper ! Regroupons-nous pour la lecture de la parole, la nourriture de l’eucharistie. Jésus n’a pas voulu nous nourrir par les seules voies de la tradition. Responsabilité de l’annonce au monde : Notre société est sans Dieu, nous devons annoncer la bonne novelle du salut, c’est-à-dire un Dieu qui a renoncé à tout pouvoir. Cette bonne nouvelle c’est l’Esprit d’amour universel. Jésus nous confie son humanité, le salut de toute l’humanité. Comment l’Eglise va-t-elle répondre, comment va-t-elle prendre en charge l’annonce de l’Evangile, permettre la libération de l’homme ? Jésus nous confie l’humanité, le salut de toute l’humanité. »

Loïc, pour sa part, distribue 2 textes tirés de « Dieu qui vient à l’homme », volume 1. Du Deuil au dévoilement de Dieu. CERF 2002. La 1ère idée, pages 120 à 122, est relative à la modernité, avec la thèse selon laquelle le message évangélique est celui de l’émancipation et de la libération, autrement dit c’est lui, le message des Lumières. La 2ème idée, page 446, est un examen critique de la tradition. La 3ème idée, pages 464, 468 à 469, c’est la conversion à opérer du Dieu tout puissant et aliénant que tout homme conçoit spontanément vers le Dieu de la croix qui est chemin de libération.

A Suivi un temps d’échanges en petits groupes sur les idées évoquées, puis un temps de partage spontané des fruits des réflexions des un(e)s ou des autres, avant un temps de prière en commun.

 Propos enregistrés et mis en forme par Jean-François

 

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