Newsletter mars 2024
Juillet 2023 Mars 2024
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EDITO
« Et déjà la cognée est à la racine de l’arbre
… » Mat 3, 10
Du bûcheron, François en a la force et la
ténacité ; la force pour porter le coup, la ténacité
pour le tenir.
François, pasteur, participe à la
démarche synodale comme n’importe quel baptisé
et, fidèle à sa mission et à son charisme, frappe à la
hache comme autant de rappels au changement et au
message évangélique.
François pose des actes qui peuvent surprendre,
énerver, désorienter dans un premier temps.
Certains y voient même la main du diable… Et
pourtant, à y regarder de plus près, sans aucune
prétention à vouloir décrypter de mystérieuses
énigmes ou exégétiser d’étranges paroles, je
prétends que les gestes de François peuvent faire
signes. J’en soumets trois à votre jugement.
Le synode n’est plus « synode des
évêques. » Le chemin synodal s’ouvre à tous les
baptisés et, désormais, François ouvre les portes des
assemblées à 70 baptisés, sans distinction de genre,
de rangs ou de ministères, avec droit de vote pour
tous. Cette apparemment petite révolution fera date
et ne pourra que s’étendre à tous les continents, sans
pouvoir être remise en question. Le coup de force
de François garantit, pour l’avenir et pour tout
baptisé, le droit inaliénable à participer à la
gouvernance de l’Eglise locale ou universelle.
La bénédiction des couples hors normes a
mis tout à coup en lumière que des voix
discordantes pouvaient s’exprimer librement. Les
cris d’orfraie des épiscopats africains et américains
n’ont amené de la part de François qu’explications
et commentaires apaisants sans qu’il baissât sa
garde. François accepte et reconnaît que les Eglises
locales, adultes et responsables, vont être appelées à
plus de liberté et, souhaitons-le, de créativité dans la
recherche et la prise de décision. C’est la voie
ouverte à une décentralisation qui ne peut être que
confirmée par le synode.
La décision de François de ne pas ordonner
d’hommes mariés au presbytérat à la suite du
synode sur l’Amazonie ne fut pas une erreur
d’appréciation. François se refuse à ce qu’on forme
et qu’on ordonne un nouveau corps de clercs, mariés
ou non, dans cette région où les communautés
locales sont soutenues et accompagnées
essentiellement pas des femmes. François ne pense-
t-il pas à la création de nouveaux ministères hors
cléricatures qui pourront être assurés par tous les
baptisés, sans distinction de genre ?
Une hirondelle ne fait pas le printemps … Sans
aucun doute, tout au long de la marche synodale, les
petits pas de côté de François, le jésuite, ne suffiront
pas à faire un synode, mais ils auront contribué à
tracer la voie et réveiller endormis et vieux démons.
Plus que tout cela, ils sont les signes que tout peut
changer.
Gérard Guérin
.
VIE DE L’ASSOCIATION
La CPC, ou Commission Permanente pour
les Célébrations.
Depuis plus de deux ans , nous sommes cinq
à cheminer vers une compréhension toujours plus
fine de ce qu’est une célébration et de ce que nous
souhaitons y vivre.
Nos échanges sont forts et profonds : on ne triche
pas quand il s’agit de déblayer toutes les
manifestations encombrantes et tordues que
l’autorité romaine nous a imposées au long des
siècles !
Ils sont animés aussi, car que faire, en pratique,
pour nous retrouver au plus vrai des premières
communautés chrétiennes, de manière adaptée à
notre époque et à notre monde ?
Déjà nous nous sommes retrouvés sur « Les
essentiels », que nous vous reproposons en pièce
jointe de cette newsletter.
Le chemin continue. Nous revoyons
actuellement les différents temps et aspects d’une
célébration pour proposer des clés de mise en
pratique, avec toujours en arrière-plan une saine
conviction partagée : l’indispensable «permanence»
de la réflexion !
Monique Gourdy
Festival cinéma
Les 12 et 13 janvier dernier a
eu lieu le désormais rituel
« Festival Cinéma »
.
Initié à l’origine (il y a
7, 8, 9 ans ? je ne sais plus) par
Renaud Laby avec le soutien de
Chrétiens en marche et des
Amis de la Vie pour proposer, d ‘abord trois puis
deux films un week-end sur un sujet qui pouvait
susciter un débat à la sortie.
Cette année, et depuis l’an dernier les
« promoteurs » se sont multipliés avec les Amis de
la Paix et l’EPUF (Eglise Protestante Unie de
France) et ils avaient choisi le thème du travail,
moins sur le plan social que surprenant, en faisant
un petit pas de côté. D’abord vendredi à 18h30 :
« Les temps modernes » de Charlie Chaplin, film
ancien mais que beaucoup d’entre nous n’avaient pas
encore vu en entier sur grand écran, qui nous
montrait comment la révolution industrielle avec le
travail à la chaîne peut rendre « fou », et samedi
après-midi, avec « les 2 ALFRED» de Bruno
Podalydes, comment la révolution numérique peut
« déboussoler » les non-initiés.
Belle fréquentation : 41 entrées vendredi, 48
samedi, (sans compter ceux qui ont oublié ou se
sont trompés d’heure) ; de bons échanges sur le film
en lui-même (traitement du sujet, montage…)
débouchant quelquefois sur des expériences
personnelles.
Quel sujet l’an prochain ? Toutes les idées sont les
bienvenues !
Christiane Robert
Table d’hôtes
« Ecologie : la
peur ou la vie ? »
Sophie a bien voulu
nous livrer ses quelques réflexions à la suite de la
table d’hôtes du 2 décembre.
Je me sens concernée par le thème de
l’écologie. Il est important d’en débattre. Nous
n’avons qu’une planète et il faut la préserver. Nous
ne sommes que locataires de ses richesses qu’il faut
économiser et surtout partager.
L’écologie se vit au niveau individuel et
collectif. Cela se joue dans mes actes du quotidien
et dans ma façon de consommer, mais aussi au
niveau politique, dans les choix au niveau mondial
de ceux qui nous gouvernent. Nous sommes tous
concernés par laisser aux générations futures une
planète vivable.
Le réchauffement climatique que nous
pouvons constater, canicules, inondations, fonte des
glaciers… peut inquiéter et faire peur, c’est
aujourd’hui qu’il faut agir en se rapprochant de la
nature, en consommant des produits non
transformés, locaux et sans pesticides et en
favorisant la biodiversité. Le respect de la nature va
avec le respect de l’homme.
Tout nous a été donné, mais l’équilibre de la
nature est fragile. La surexploitation de l’homme a
des conséquences graves sur l’écosystème. Il est
donc urgent d’agir pour la planète. Le thème :
« Ecologie : la peur ou la vie ? » Choisissons la Vie !.
La foi me donne l’espérance que l’on peut encore
sauver notre planète par la prière et dans nos actes. «
Sophie Danais
GROUPES
WENIN à Solesmes
« Les récits de la création »
André Wenin
Onze participant.es pour le groupe
de Solesmes !
Nombre impair et parité respectée
avec 5 hommes et 6 femmes. Groupe politiquement
correct. Qui dit mieux ?
Une rencontre en moyenne toutes les 6 semaines ces
derniers mois autour d’André Wenin qui nous incite
à déconstruire – et oui ! – la lecture de la Bible en
commençant par la Genèse.
A tour de rôle nous tirons la langue parce qu’A.W.,
ce n’est pas de la tarte ! Mais c’est riche, éclairant,
poétique et mathématique, parfois un peu barbant
disent certain.es, tiré par les cheveux dit un autre,
mais chutttt… regardons plutôt tous les apports dont
la mise à bas de stéréotypes et le doigt pointé sur un
certain goût pour la masculine domination relevée
dans l’Écriture qui ne sont pas sans plaire
(autrement dit, sont sans déplaire ) à la rédactrice de
ces lignes.
Bref, merci Wénin et puis nous passerons à autre
chose car notre groupe est bien content de se
retrouver avec, pour chacun.e, son expérience, son
parcours, sa réflexion, son bonheur à partager ; ainsi
faisons-nous de la Parole avec partage du pain (le
plus souvent confectionné par Paul, merci Paul) et
boisson au terme des rencontres. »
Geneviève Alline-Lacoste
« Je Crois »
Au cours de longues années de pérégrination à
travers le monde et quelques Eglises locales j’ai
porté ce qu’on m’a dit être le dépôt de la foi.
On me l’aurait confié au jour de mon
baptême pour en faire un bon usage. Pesaient sur
mes épaules et tout le contenu de la foi dont il ne
fallait rien distraire et toutes les explications y
afférant, longuement travaillées par des personnes
sérieuses et avisées. Ce lourd sac contenait toutes
les questions et les réponses à mes éventuelles
questions. LE quizz ! Je n’avais plus qu’à
transmettre le paquet.
Je reconnais qu’on n’en est plus là mais un certain
esprit demeure.
Certains ont conservé le dépôt dans son
intégralité, d’autres, harassés, se sont débarrassé du
fardeau, quelques-uns se mettent à faire du tri pour
retrouver, au fin fond du sac, l’essentiel.
Quelques ami-e-s, cinq pour le moment, se
rassemblent pour déblayer le terrain. Le but du jeu
n’a jamais été bien défini. C’aurait été figer l’action.
Le point de départ, d’un commun accord, ce fut
« Le Dieu de Jésus-Christ ». Il fallait bien un
préalable…
Après quelques rencontres, le but serait
peut-être de s’entraider les uns les autres à
déconstruire le millefeuille, puis à reconstruire, non
pas un nouveau compendium de vérités à croire,
mais quelque chose de léger que chacun, à sa façon,
avec ses mots, ses expériences de vie, puisse dire à
un moment : « Oui, ça je le crois et ça peut me faire
vivre et faire vivre autour de moi. »
Chacun vient avec son sac, sac dont le
contenu a déjà été bien allégé et chacun tire de son
sac qui une Trinité, qui un fils de Dieu, et puis Dieu
lui-même, une parole d’évangile, une résurrection,
un dogme, un fait de vie, une messe de Noël … une
perle faisant foi pour l’un, repoussoir pour l’autre.
Nos rencontres, malgré ces « gros » mots
que je viens d’écrire, ne sont pas lourdes. L’humour
et la prise de distance ne sont jamais loin et l’air est
respirable.
Première constatation : il est plus facile de se
débarrasser des encombrants et de confier ses
doutes que de dire sa foi, son peu de foi, ses
moments de foi. Il est plus difficile, en revanche, de
mettre des mots qui sonnent vrai, qui ont du sens.
Un vrai travail d’orfèvre.
Gérard Guérin
CCBF
Le lien entre CeM72 et la CCBF :
Une ressource énergétique durable, nous dit
Dominique.
Après trois premières années de mandat au
conseil d’administration de la DCBF (Diaconie
catholique des baptisé(es) francophones),
l’engagement sur un second mandat méritait
discernement et consultation des membres du CA
de CeM72 . Ses encouragements et l’élection par
l’AG de la DCBF restent pour moi producteurs de
sens pour dynamiser le lien entre les deux
associations, faire connaître les initiatives de part et
d’autre , et proposer les ressources du réseau. Le
Dieu du souffle de vie est bien là !
En fil rouge des orientations de la CCBF se
poursuit la prise de parole de tous ceux qui veulent
continuer à ne pas se taire, dans ce temps de
consultation organisée dans le cadre du synode.
Oui, mais… tant de choses ont déjà été dites, y
compris pendant la première phase du synode, sans
que les changements attendus ne se dessinent
vraiment. Une douce musique constitutive de la
méthode synodale, celle de la promesse d’une
écoute renouvelée serait au-rendez-vous. Oui mais…
il ne suffira pas d’écouter si aucune transformation
n’en découle. La déception serait d’autant plus rude !
Plutôt que de garder une main prudente sur
le frein du découragement, la CCBF mobilise
l’énergie des participants au réseau dans le sens
d’une prise de position sur les questions de
gouvernance. Cet axe de travail proposé aux
groupes en 2022 -2023 a produit un « Plaidoyer
pour une Eglise en dialogue. » Celui-ci précise en
introduction que l’organisation concrète de nos
communautés d’Église peut s’inspirer, sans rien
renier des spécificités de sa mission, des nombreux
critères de gouvernance en vigueur dans notre
monde. Elle repose notamment sur les notions
d’ouverture, de participation et de subsidiarité afin
qu’une coresponsabilité pleine et entière puisse être
discutée et voir le jour.
En 2024, la DCBF et le réseau CCBF
suivent les étapes du Synode et les documents
diffusés par le Vatican ; un vade-mecum en vue de
la phase 2 a été publié. Il fera l’objet d’un travail en
groupe CCBF avec applications sur le terrain pour
élaborer les remontées à adresser aux évêques
jusqu’au Vatican.
La position ajustée, promue par la CCBF, du
dialogue en vis-à vis avec les acteurs de l’institution
ecclésiale, incite tous les acteurs, y compris les plus
éloignés de l’institution (et l’enquête sur les baptisés
éloignés de l’église documente la réalité de
l’éloignement!) à se mobiliser, à se coordonner pour
rendre visible et audible la diversité. De « l’anti-
Babel », en quelque sorte, car ni l’institution , ni la
CCBF , ni aucune organisation ne peut construire
d’une seule voix, d’une seule langue, d’une seule
logique, au risque de porter atteinte à la fécondité
créatrice et vivante de la bonne nouvelle
évangélique.
Chrétiens en Marche 72 contribue à cette
diversité dans sa façon d’agir localement, avec
l’originalité de son parcours depuis 2012, dans
l’intégration au réseau local des acteurs en Sarthe,
dans les voix qui s’expriment à l’occasion des
manifestations qu’elle organise. Notamment, une
structurante démarche sur les célébrations a abouti à
l’élaboration de repères essentiels tels que nous les
avons expérimentés. Une commission de la CCBF,
à laquelle je participe, s’est saisie de ce sujet et s’est
donné pour objectif de partager les expériences
locales, de faciliter les initiatives lorsque le besoin
de célébrer s’exprime, de réfléchir aux moyens de
formation. L’une des thématiques reprise dans la
démarche synodale concerne « les expériences
autres que la messe » . Se dessine ici assez
clairement notre contribution aux activités de ce
réseau, ressource énergétique de nos engagements
en Sarthe .
Dominique Moui
UN LIVRE
« Chroniques du temps
de peste » de François
Cassingena-Trévedy
« Il me semble d’ailleurs qu’on
ne devrait lire que les livres
qui vous mordent et vous
piquent.[…] Un livre doit être
la hache qui brise la mer gelée
en nous. Voilà ce que je
crois »1
Quelle responsabilité de poser mes mots sur les
mots écrits par d’autres, des mots qui éclairent (ou
1
Kafka à son ami Oskar Pollak
assombrissent) l’être et sa pensée. Des mots qui
nous révèlent, forcément impudiques.
J’ai voulu rencontrer François Cassingena-Trévedy
dont le choix de vie monastique associant travail
avec les paysans, prière, écriture, service liturgique
… a éveillé ma curiosité, mon intérêt, mon désir,
toujours, de rencontrer des chercheurs de Dieu
autrement. Avec les amis chez qui nous résidions,
nous nous sommes mis en quête de son logis et les
réponses des villageois nous envoyaient à la maison
voisine de celle qui…, juste en face de l’autre aux
volets de telle couleur…, l’avant dernière au bout
de … ; jusqu’à ce que survienne la pluie bien
décidée à nous tremper. Le découragement
succédant à l’impatience, nous avons regagné notre
gîte. J’ai voulu renoncer : nous ne retournerions pas
à Sainte Anastasie ! Mon amie a protesté, nous
devions aller jusqu’au bout. Heureuse protestation
de l’amitié qui soutient et nourrit les rencontres
comme autant de jalons vers Celui que je cherche à
connaître à frais nouveaux, l’Ami absent-présent.
2
Le lendemain il faisait beau et le bistrot était ouvert.
Tout devenait facile. Le patron nous a indiqué le
chemin et parlé avec beaucoup de chaleur de
l’ermite du village dont l’accueil, à la suite, fut
souriant et fraternel. Au terme d’un échange à
bâtons rompus – où l’on dit les choses qu’on dit
lorsque l’on ne se connaît pas, où l’on se montre, de
part et d’autre, réservé et amical – François m’a
invitée à lire « Chroniques du temps de peste ». J’ai
alors pensé que cette invitation sonnait comme une
promesse, comme l’assurance que j’y trouverai les
questions retenues, faute de temps pour apprivoiser
la relation.
J’ai encore laissé passer du temps, peut-être la
crainte d’être déçue, d’avoir fait ce chemin en vain,
d’avoir misé sur un mangeur de vent dont Boris
Cyrulnik nous dit qu’il « adore les idées grandioses,
désincarnées, (…) » à rebours des laboureurs qui
« se cognent aux cailloux, reniflent l’odeur de la
glaise et se donnent un plaisir de comprendre
enraciné dans le réel »
L’ancrage du moine paysan est pourtant
clair lorsqu’il écrit « Seule une nécessité intérieure
m’a poussé à écrire en ces temps décisifs3
, et je ne
désire faire œuvre de rien sinon d’honnêteté, habité
par la certitude qu’il n’est de possibilité, désormais,
que pour une foi modeste. » Faire œuvre
2
Ici et là, les mots en italique appartiennent à l’auteur
3
Ecrit dans le temps du Covid
d’honnêteté en vue d’une foi modeste, voilà qui ne
consonnait pas vraiment avec le catéchisme sur
lequel s’est déployé la religion de mon enfance ;
religion en dépit de laquelle a grandi puis mourut
cette foi rallumée plus tard, et plus tard encore
menacée d’extinction tant l’appel murmuré devenait
inaudible, étouffé qu’il était par le poids accumulé
de toutes ces réponses remâchées, fermant tous les
accès, interdisant le tâtonnement, dans l’obscurité
avec d’autres qui permet d’accueillir la Présence
dans un espace que seul le doute peut libérer en
nous et entre nous .
Apprendre à « croire incrédulement » pour
reprendre les mots du poète hongrois Endre Ady.
Ces perspectives, d’autres nous les ont ouvertes,
théologiens et penseurs de Dieu, pour autant
davantage comme penseurs (et c’est formidable !)
qu’en ami les pieds dans la glaise derrière les
vaches ; qu’en érudit aussi (et c’est précieux) ;
qu’en poète enfin, et c’est magnifique !
Avec ses mots à lui, avec souffle, il nous propose
une foi modeste en grand désir d’amitié avec le
monde, une foi qui fait de nous un peuple
d’interprètes, et non de répétiteurs d’une parole
toujours la même, rabâchée jusqu’à plus soif.
Il nous invite à « trouver pour de bon le chant
nouveau qui ne monte peut-être que sur les ruines
laissées par le désenchantement », il nous rappelle
que « Cette proposition chrétienne, inaugurée dans
le Ressuscité, est laissée à notre responsabilité pour
que nous révélions ce qu’elle a d’ouvert, pour que
nous ne cessions de faire d’elle une ouverture ».
« Entrer dans la poétique de la foi » « laver le Livre
à la potasse ou peut-être nous laver nous-mêmes de
tout ce bavardage impertinent (…) pour rencontrer
l’inouï de la Parole » car « Celui qui survit au
désenchantement, à notre désenchantement, c’est le
Ressuscité (…) qui ne se rencontre pas de manière
abstraite ni idéologique, mais sous le régime de
l’amitié, à travers une amitié qu’Il instaure lui-
même (…). »
Comment tout dire, tout noter de la puissance des
mots utilisés pour dire ce qu’il nous dit ?
Il faut lire voilà tout, se laisser bousculer et saluer le
courage d’un homme qui sait ce que parler veut
dire, ne fait pas le malin, ouvre des voies concrètes,
retrousse ses manches et assume ce qu’il énonce au
service de Celui qui marche avec nous. Car l’Ami
marche à nos côtés et les ami.es y sont nombreux
qui déambulent dans les espaces d’une stabulation
libre.
Le monde appartient aux plus sages d’entre nous :
les savants, les poètes et les fous, c’est ce que nous
dit la chanson, c’est l’espérance dont témoigne
François Cassingena-Trévedy, j’adhère !
Geneviève Alline-Lacoste
NOUVELLES
Notre amie Jacqueline Louvigné
est décédée lundi 5 février. Elle a
été l’un des piliers de notre association, et ferment
de notre amitié.
Jacqueline portait en elle une vie qui
illuminait son visage, avec des yeux pétillants de
malice qui s’éclairaient à toute rencontre.
Cette vie forgée par l’aventure en Amérique latine,
qui l’avait fortement imprégnée d’une foi reçue dans
son engagement de religieuse, avec sa sœur et
complice Marie-Thérèse.
Cette vie donnée, au delà des clichés, à l’accueil
inconditionnel et si simple que lui imposaient le
grand âge et la gourmandise de la rencontre
fraternelle.
Merci Seigneur pour avoir fait un bout de
chemin avec elle, pour aborder avec sérénité la
grande vieillesse avec tant de jeunesse dans le cœur.
Guy Robert
A NOS AGENDAS
Vendredi 22 mars, à 20h30, à La
maison de quartier Barbara, au
Mans
« Dire Jésus et Dieu aujourd’hui. »
Jacques Musset vient nous présenter son dernier
livre « Rendre son humanité au prophète de
Nazareth ». Une conférence suivie d’un temps de
questions.
Samedi 23 mars, à Saint-Bertrand, au Mans
Un travail en atelier dans les salles paroissiales :
« Repenser Dieu dans la culture actuelle »
Jacques Musset sera là encore afin de nous aider à
travailler autour d’un extrait du livre testament de
John S. Spong « Pour un christianisme d’avenir »
Le texte est disponible sur ce lien :
https://ccbf-sarthe.com/wp-content/uploads/2024/02/quel
le-est-mon-experience-de-dieu.pdf
Samedi 28 juin : Assemblée Générale.
Des informations plus précises vous seront données
ultérieurement.
Le 02 mars, le 06 avril, le 04 mai et le premier
samedi de chaque mois suivant, à 18h,
célébration à l’église Saint-Bertrand
APPEL À CRÉATION D’UN
NOUVEAU GROUPE DE
RÉFLEXION
Questionné par l’actualité je souhaite rassembler un
groupe ouvert souhaitant réfléchir sur la fin de vie à
la lumière de l’Evangile et des nouvelles réflexions.
Merci aux personnes intéressées de
contacter Jacques LEMONNIER : 06 72 68 41 99
Comment nous contacter :
chretiensenmarche72@gmail.com
Nous souhaitons fortement que vous puissiez
collaborer à cette lettre en nous envoyant vos
impressions, vos commentaires, vos critiques, vos
coups de cœur, vos coups de gueule, vos infos,
sans colère et sans invective, bien entendu. Ce
serait sympa de nous dire que vous avez aimé un
peu .. beaucoup … passionnément … à la folie …
pas du tout … ou carrément détesté …
Monique Gourdy, Gérard Guérin, Gwennaëlle
Tonnelier